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Where in the world are you ? ♠ {B r e a k}

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Invité
MessageSujet: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 16:16

Xerxes Break

You ♠
• Break
• Xerxes
• Famille Rainsworth / Pandora.
feat Xerxes Break - Pandora Hearts.


» Âge; 24 ans en apparence, à peine plus pour le reste.
» Né(e) le; 30 septembre.
» Sexualité; Bande de petits curieux. ♪
» Nationalité; Locale.

» Métier; Domestique.
» Famille; Sinclair tout d'abord, et Rainsworth ensuite.

» Contrat; Mad Hatter.
» Pouvoir; Détruire tout ce qui a, de près ou de loin, un lien avec l'Abysse. Lors d'un combat, il me suffit de l'invoquer pour faire disparaître les Chains des autres contractants, ou pour détruire un objet ayant un rapport avec l'Abysse, quel qu'il soit. (Un exemple ? A tout hasard, un grelot pour le compte de ce maudit Vincent Nightray ♪) . Ce serait un formidable avantage, si l'utilisation de ce Chain ne me coutait pas autant d'énergie, et ne détériorait pas ma santé à une vitesse ... préoccupante. Pour tout vous dire, j'ai récemment perdu la vue à force d'abuser de son pouvoir. Mais je compte sur vous pour garder le secret. ♥


Physique
« Ouvre bien grands tes deux yeux... si tu ne veux pas finir comme moi ! »


Premièrement parce qu’une fois que vous serez devenus comme moi, vous ne pourrez plus ouvrir les deux. ♪ Ne faites pas cette tête, ce n’est que la stricte vérité. Ainsi, ce n’est pas par pure coquetterie que je me cache l’œil, ou plutôt ce qu’il en reste, sous les cheveux, mais plutôt à cause d’un charmant animal dont je tairais le nom. Mais ne rentrons pas dans les détails, ça ne vous plairez pas, ni à vous ni à moi. Retenez juste que je n’ai qu’un œil et que je le vis très bien.

Mon autre œil, tant qu’on est sur le sujet, est d’une délicieuse couleur rouge, ce qui, autrefois, m’aurait valu quelques problèmes. Mais aujourd’hui, il ne m’attire que quelques regards flatteurs de ces dames. Pour en finir avec mes yeux, sachez juste que celui qui me reste ne fonctionne même plus. Décidemment, l’âge ne me réussit pas. (En vérité, je suis simplement trop fier pour vous avouer que c’est à cause d’un léger abus du pouvoir de ma chain, mais chut, vous n’avez rien lu. ♪)
Outre ce détail esthétique, j’ai de jolis cheveux blancs aux reflets violacés, et, contrairement à ce que vous affirmera un certain Gilbert Nightray, une taille tout à fait honorable. Non mais !

J’ai également un sourire moqueur figé sur mes lèvres en toutes circonstances, mais il ne faut pas se vexer, ce n’est pas forcément de votre poire que je me fiche. ♪
Tant qu’on parle de mon apparence, il faut que vous sachiez que je n’ai pas pris une ride ces dix dernières années, et que je n’en prendrai pas les dix prochaines non plus. Mesdames, ne soyez pas jalouses, il ne s’agit là que d’un des effets secondaires de mon contrat avec Mad Hatter. La seule chose pour laquelle vous pourriez éventuellement m’en vouloir, c’est que j’ai beau manger des sucreries, je ne prends pas un gramme, et ma foi, ça se voit.

Et que dire, que dire d’autre ? Oh, je me promène en permanence avec une poupée de chiffon nommée Emily sur l’épaule. Il faut que vous sachiez que si je me moque un petit peu de vous, c’n’est pas moi, c’est elle. ♪




Caractère

« Comme c'est beau de s'utiliser mutuellement ! C'est comme si on s'entraidait sans le vouloir ! »

Que dire, que dire ? ♪ Au premier abord, je suis quelqu’un de souriant, enjoué, et surtout terriblement taquin ! J’adore me mettre en quatre pour trouver vos points faibles et vous ennuyer le plus possible. En revanche, c’est l’une des rares choses pour lesquelles je sois un tant soit peu motivé. Demandez à Reim, mon meilleur ami, ce qu’il en est de mon travail administratif à Pandora, c’est un tout autre tableau. Tant qu’on est dans le positif, j’ai aussi une fâcheuse tendance à faire mes apparitions en utilisant n’importe quel membre du mobilier, sauf la porte. Sur le coup, ça surprend, mais je vous assure, vous allez vous y faire. Pour digérer ça, vous voulez un bonbon ?

Outre faire des bêtises et flemmarder, j’aime beaucoup me moquer des gens. Comment ça, plaisanter avec une poupée de ventriloque à propos de tout et n’importe quoi, ce sont aussi des bêtises ? Mais pas du tout, voyons. Sachez également que, depuis certains évènements, je suis un incorrigible optimiste ♪ Peut-être que je me voile la face, mais au moins, je ne passe pas le plus clair de mon temps à me lamenter sur mon incapacité ou mes échecs, comme le ferait une certaine tête d’algue.

Voila, dans les grandes lignes, ce qu’il en est du Break d’aujourd’hui. Ce qui me vaut aujourd’hui le surnom de (sale) clown n’a pas toujours été une évidence. Comme Reim le racontait à un certain petit blondinet, il fut un temps ou j’avais beaucoup de mal à n’esquisser ne serait-ce qu’un sourire : les temps qui ont suivi ma sortie de l’Abysse. Suite à la perte de mon œil, mon comportement n’avait effectivement rien à envier à celui d’un animal. ♪ C’est grâce à Shelly Rainsworth, la mère de Sharon, que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui.

Mes motivations, mis à part ennuyer le monde qui m’entoure ? Découvrir la vérité sur la tragédie de Sablier. Et sachez que pour cela, je n'aurai aucun remord à vous manipuler avec allégresse ♪ J’ai bien failli atteindre mon but une fois ou deux, mais c’était sans compter ce sale rat d’égout de Nightray, Vincent, qui est, par ailleurs, la personne que je méprise le plus au monde. Et pourtant, y’a de la concurrence ♪ Les personnes qui sont prêt à tout sacrifier pour le bonheur d’un autre sont celles que je déteste le plus. Non pas que je déteste ce pauvre Gilbert, bien au contraire. Je crois même qu’on est amis, tout les deux. Mais vraiment, sa mère, qui qu’elle soit, aurait mieux fait de s’arrêter là et de nous épargner le frère. Dire que ce sale rat a osé poser ses sales pattes sur Sharon ... Je préfère ne même pas y penser.

Concernant Sharon, il paraît que j’ai tendance à être un petit peu (beaucoup) trop protecteur. Que voulez-vous, ce doit être dans ma nature, d’essayer d’épargner les autres en prenant tout sur moi-même. ♪ Je n’ai pas vraiment confiance en les autres, qu’ils soient amis ou ennemis, et j’évite toujours un maximum de trahir la moindre émotion, pour ne pas leur donner de quoi s’inquiéter … ou de quoi se réjouir.




Histoire
LEVER DE RIDEAU.
Quand j’y pense maintenant, j’ai l’impression que c’était dans une autre vie. Peut-être était-ce réellement une autre vie, en fin de compte. Un autre moi, avec un autre nom.
Je m’appelais Kevin Regnard, et j’étais né dans une famille dévouée à servir la noblesse locale. Ainsi, j’ai grandi comme domestique chez la famille Sinclair. Ce que je vais dire sonne un peu comme l’un de ces discours creux que l’on retrouve dans toutes les histoires tristes, mais Roman Sinclair fut comme un deuxième père, pour moi. De même que je considérais leur plus jeune fille comme ma propre sœur. Et je crois pouvoir affirmer qu’elle me le rendait bien.

Le bonheur, le vrai, est quelque chose de volatile, d’infiniment précieux. C’était ce bonheur là que j’avais acquis au sein de leur famille. C’est ce bonheur là qui m’a été ôté, comme pour me punir d’avoir manqué à mes obligations. Ca promettait d’être une belle journée, pourtant. Je m’étais rendu en ville avec leur fille cadette, promettant à ses parents que je ne la quitterai pas des yeux. C’est ce que j’ai fait. Pour cela, au moins, je n’ai pas failli. On ne peut pas en dire autant du reste, aujourd’hui.

Nous avions passé une journée magnifique, et tout deux étions rentrés le sourire aux lèvres. J’ignorais alors ô combien il m’en couterait par la suite de pouvoir sourire de nouveau, ne serait-ce que par hypocrisie. Le rire de leur fille résonnait dans mes oreilles. Et là encore, j’ignorais que c’était la dernière fois qu’il m’était offert de l’entendre. Mon rire faisant écho au sien, j’avais poussé la porte du manoir familial.
Et c’avait été, littéralement, le début de la fin.
L’amorce d’une longue, longue, longue descente aux enfers.


PREMIER ACTE.
“If there's only one person you wish to protect you must be cruel enough to get rid of everything else. Because no one can get back what they have lost.”

Le cœur et la raison sont deux choses relativement proches, et pourtant radicalement opposées. Si mon cœur s’affolait déjà à la vue du sang qui souillait les tentures, des cadavres qu’on distinguait du pas de la porte, ou encore à l’odeur du sang frais qui embaumait la pièce comme une fragrance mortelle, mon esprit refusait d’assimiler l’évidence.
Je n’avais pas été auprès d’eux lorsqu’ils avaient le plus besoin de moi.
Par ma faute, aujourd’hui, ils étaient morts tout les deux.

Peut-être la gamine avait-elle hurlé. Peut-être que non. Tout autour de moi n’était que flou artistique, bruits étouffés.
J’avais failli à ma tâche.
Ils étaient morts.
Par ma faute.

Combien de fois me suis-je ressassé ces paroles, par la suite ? Combien de fois me suis-je juré de les venger ? Mais surtout, combien de nuits ai-je passé à prier qu’on me laisse une chance, rien qu’une chance ? Une chance de rattraper mes erreurs, de corriger le passé. Qu’on me laisse une chance de les protéger, d’accomplir ce rôle auquel j’avais manqué.
Cette chance ne s’est pas présentée tout de suite. J’ai passé les semaines ayant suivi le drame à expliquer ce que je faisais à l’heure présumée où les Sinclair étaient morts, que non, je ne leur connaissais pas d’ennemis, que non, je n’avais pas laissé la gamine voir les corps, et que non, je n’avais pas la moindre idée de ce qui venait de se passer. Puis, l’intérêt que portaient les autorités à l’affaire s’est tari, et a fini par disparaitre. Et c’est là qu’il s’est présenté à moi.

J’avais entendu parler de l’Abysse. J’avais même raconté à la fille des Sinclair cette vieille comptine, qui dit que si les enfants ne sont pas sages, les messagers de l’Abysse viendront les chercher, eux et tous les autres criminels, pour les plonger dans les profondeurs de l’Abysse. Elle adorait cette histoire.
Je me demande si elle l’aurait toujours autant apprécié, si elle avait eu l’occasion d’apprendre qu’il ne s’agissait pas seulement d’une légende.

Ce jour-là, une Chain, puisque c’est là le nom des créatures venant de l’Abysse, s’est présentée à moi. Pourquoi moi précisément, je ne le saurai sans doute jamais. Peut-être avait-il senti mon désespoir à dix mètres à la ronde. Peut-être avais-je manqué de chance, encore une fois.
Il s’appelait Albus. Le Cavalier Blanc. Passer un contrat avec lui me permettrait de changer le passé, de n’importe quelle manière que je le souhaitais. Vous vous doutez bien que pas l’ombre d’un doute ne planait sur mon esprit, lorsque j’acceptais le pacte qui fit de moi un contractant illégal, bientôt tristement célèbre dans le pays entier.



DEUXIEME ACTE.
“I hate humans. They got bad taste.”

Cela aurait du me paraître absurde, et ce, dès le début. Prendre la vie d’autres personnes, pour rendre la leur à ceux que l’on a aimé ? Même un enfant aurait pu vous dire que c’était illogique, utopique. Voila pourquoi il n’y a que les hommes désespérés qui marchent dans la combine et acceptent de passer un contrat avec une Chain : la tristesse rend aveugle. Et, devenus aveugles, la plupart des humains deviennent stupides. Naïfs. Crédules. Je ne faisais pas exception à la règle. Pourquoi aurai-je du ?

On dénombre aujourd’hui à cent seize le nombre de victimes du Cavalier Blanc. Je ne me souviens même pas du visage d’un seul d’entre eux. Je voyais le regard de Romain Sinclair au moment de sa mort dans leurs yeux, la tristesse peinte sur le visage de sa fille dans chacune de leurs tentatives de m’implorer. J’ai tué, tué, et tué encore. Ca n’a jamais suffit.
Et à la manière des enfants qui ne se tiennent pas sages ou des criminels qui les accompagnent dans la comptine, j’ai été plongé dans l’Abysse.

Je me demandais comment, dans ses cauchemars, la petite fille des Sinclair se représentait l’Abysse. Pour moi, il s’agissait du néant, et de rien d’autre. C’était un peu comme mourir, en fin de compte. Pourtant, dieu sait que j’allais découvrir assez tôt qu’il y avait pire encore, plus sordide que la mort.
L’Abysse n’était ni une prison de garnements, ni le vide, ni le paradis ou l’enfer.
L’Abysse était une chambre d’enfant, remplie de poupées de porcelaine, de jouets et de services à thé.
L’Abysse était un royaume, dirigé par les plus dangereux des fous.

Ce qui s’est passé ensuite me revient parfois en mémoire, sous forme de souvenirs incohérents, désordonnés. Ce que j’avais vu, ce que j’avais cru voir, quelle importance ? Je n’aurai pas l’occasion de le raconter à qui que ce soit, de toute façon. Je me souviens d’un chat, que je recroiserai des années plus tard, qui me léchait le visage. Je me souviens de poupées qui ricanaient tout haut.
Et surtout, je me souviens d’elle.

- Comment t’appelles-tu ? Moi, je m’appelle Alice !

Cet instant, et encore aujourd'hui quand j'y repense, m’a semblé durer une éternité. J’avais toutes les peines du monde à détacher mes yeux de celle qui avait prononcé ces mots, et j’étais moi-même incapable de lui répondre. Quoi d’étonnant à ça ? Je me trouvais en présence de la Volonté de l’Abysse en personne, ni plus ni moins.


TROISIEME ACTE.
“I’m gonna die … without saving anyone ?”

Elle riait.
Dieu sait comment, elle avait appris mon nom, mon histoire, et la voila qui riait. Du destin de mes maîtres, de mon propre sort, sans doute de ma naïveté aussi. Alors je lui ai sauté à la gorge, avant de la menacer de mon épée. Qu’est-ce que j’espérais ? Je n’en sais trop rien. Je n’entendais plus les protestations de son chat, ni les cris sourds de ma Chain. Je n’entendais qu’elle. Alice.

- C’est pour ça que tu es ici ? Tu veux … leur rendre la vie ?

C’est là, au moment même où je me rendais compte de mon erreur, qu’elle me l’expliqua. Que ceux qui parvenaient jusqu’à elle, devenaient, d’ordinaire, fous à lier. Qu’aucun d’entre eux n’avaient jamais réussi à changer leurs passés. Qu’ils finissaient, à leur tour, par devenir des Chains.

A ce moment-là, Albus, ma Chain, m’envoya valser à l’autre bout de la pièce, me hurlant de laisser la Volonté de l’Abysse en paix. Sa réaction fut pour le moins surprenante, puisqu’à défaut de le féliciter pour sa loyauté, elle lui lança un regard haineux et le réduisit en poussière.
Telles étaient les choses dans l’Abysse.

Je vous raconte tout cela sur un ton calme, puisque je ne me souviens même plus de mes propres réactions. Peur, colère, tristesse, choc ? Tout se mélangeait dans ma tête, et son rire résonnait comme un écho. Et elle dansait, aux bras de son chat qu’elle nommait Cheshire, déblatérant sa haine envers un dénommé Glen, envers un certain Vincent. Et là, elle me le prit.

Mon œil gauche. Elle l’arracha littéralement de son orbite, et, sourde à mes hurlements de douleur, elle m’expliqua de sa petite voix d’enfant qu’elle allait le donner à son chat, avant de me prendre l’autre. J’allais mourir … sans avoir sauvé personne ?

Le sang coulait à flots, et tout autour de moi se teintait de rouge. Pourtant, je jurerai ne pas m’être trompé en apercevant quelqu’un que je connaîtrais plus tard sous le nom de Vincent Nightray, faire irruption en plein milieu de se cauchemar, et expliquer le plus simplement du monde que Sablier venait d’être engloutie par l’Abysse.


QUATRIEME ACTE.
“If that’s what you want, I can give it to you !”

Cette fois-ci, c’était lui qui riait. Un ... gosse ?
Il en portait un autre sur le dos, qui, par ailleurs, semblait bien mal en point. Et, chose qui m’étonna, il l’appela par son prénom, Alice. Peut-être étaient-ils amis ?

Je compris bien vite mon erreur quand elle se mit à lui hurler des insanités, passant encore une fois de l’enfant au monstre, comme lorsqu’elle avait réduit ma Chain à néant. Je frissonnais, mais tâchait de ne rien laisser paraître. L’instant d’après, elle était redevenue une gamine souriante. Et quelques secondes plus tard, elle basculait de nouveau dans la folie. Et l’enfant qui avait fait irruption riait lui aussi, hurlant quelque chose à propos de ce qui était normal, de ce qui ne l’était pas.
Fous, pensais-je. Ils étaient tous fous.
Un cri, plus déchirant encore, me fit tressaillir jusqu’aux os.

- TU MENS ! TU MENS !

Et tout autour de nous commença à s’effondrer.
Et Alice hurlait toujours à s’en déchirer les poumons.
Et le dénommé Vincent riait toujours à gorge déployée.
Et moi, je me souvenais enfin de pourquoi j’étais là.

Si j’étais venu ici, ce n’était pas pour y mourir, enseveli sous les décombres d’une chambre d’enfant, par la faute d’un gosse complètement dingue. J’étais venu pour changer le passé, pour ramener ma famille à la vie. Qu’est-ce que je faisais par terre, à attendre la mort comme si sa venue était inéluctable ?

- VOLONTE DE L’ABYSSE ! m’époumonai-je, au milieu du chaos.

Et je jouais ma dernière carte, lui offrant mon deuxième œil, moyennant quoi elle modifierait mon passé. Je n’avais plus rien à y perdre : tout ce que je voulais, c’était les ramener. Y laisser une partie de moi était la moindre des choses, puisqu’ils étaient morts uniquement par ma faute.

- Je t’offrirai tout ce que tu désires, alors s’il te plaît … Change le passé !

Et, à ma grande surprise, elle tourna vers moi ses yeux ruisselants de larmes, et me demanda si je pouvais vraiment réaliser son souhait. Je m’empresser d’acquiescer : qu’aurai-je bien pu faire d’autre ? Elle esquissa un sourire triste, et planta son regard dans le mien.

- Je ne veux plus être la Volonté de l’Abysse.



CINQUIEME ACTE.
“And I killed them, once again.”

Cette dernière phrase, je l’ai passée sous silence lorsque j’ai raconté à Messire Barma ce passé qu’il aspirait tant à connaître. Je l’ai aussi cachée à Oz, lorsque je lui ai raconté la suite des évènements dans le fiacre qui nous ramenait aux quartiers de Pandora.

Mais peut-être aimeriez-vous savoir ce qui m’est arrivé après ça, vous aussi ?
Après que la Volonté de l’Abysse m’ait confié son vœu, j’ai été englouti par les ténèbres, tandis que les derniers pans de murs de sa chambre s’effondraient. Je ne me souviens plus de ce qui se passait après ça. La seule chose dont je me souviens, c’est la voix de la personne qui allait devenir mon meilleur ami par la suite, crier de ne pas s’approcher, parce que c’était peut-être dangereux. Il ne me semble pas avoir réalisé qu’il parlait de moi, sur le coup. De toute façon, qu’importe ?

Il me fallut quelques temps pour reprendre mes esprits, sous les yeux d’une Sharon inquiète. Ainsi, je m’étais réveillé devant la porte de l’Abysse de la famille Rainsworth, trente ans après avoir passé mon contrat. Avant même de me soucier des décennies passées, je m’enquis du sort de la famille Sinclair, pour m’assurer qu’ils avaient bien survécu, conformément à mon marché avec Alice.
Elle avait bel et bien exaucé mon souhait.

Ce qu’elle n’avait pas pu éviter en revanche, c’était l’assassinat de la fille aînée de la famille, quatre ans plus tard. Elle n’avait pas pu empêcher leur cadette de nouer un pacte avec une Chain, de sacrifier tout les membres de son clan, avant d’être elle-même précipitée dans l’Abysse.

Mon désir de les ramener, que dis-je, mon égoïsme, leur avait coûté la vie une fois de plus, emportant au passage leur fille cadette, qui aurait pourtant du survivre.
Je lui en ai voulu. Et ô combien de fois l’ai-je maudite, elle et tout l’espoir qu’elle avait fait naître en moi, avant de me l’arracher une nouvelle fois. Puis, j’ai compris.

Ma rancœur était injustifiée. J’avais prétexté œuvrer pour le bien des mes maîtres, mais au fond, de qui voulais-je soulager la conscience ? La réponse, une fois encore, est bien simple. Je n’avais pensé qu’à moi. J’avais failli à ma tâche une nouvelle fois, et ils étaient morts. Encore et toujours.



SIXIEME ACTE.
“For a little while, just let me be a good-for-nothing.”

J’aurai très bien pu me laisser sombrer dans le désespoir, m’apitoyer sur mon sort éternellement, et que sais-je encore. Mais, peu à peu, au sein de la famille Rainsworth, je retrouvais cette agréable sensation de chaleur, ce bonheur que je croyais avoir perdu à tout jamais. Et c’est à leurs côtés que j’ai finalement trouvé une nouvelle raison de vivre : découvrir la vérité sur la tragédie de Sablier.

Beaucoup de choses se sont produites depuis. J’ai rejoint Pandora, en même temps que Sharon, et nous avons tout deux passés un contrat : elle avec Eques, moi avec Mad Hatter. Nous en subissons chaque jour le contrecoup : Nous avons cessé de vieillir en apparence, mais désormais, la moindre partie de mon corps me fait souffrir dès que j’esquisse un mouvement. Ma santé se détériore à vue d’œil, et, en toute sincérité, je ne sais pas si je verrai un nouvel hiver. Bien sur, je ne confie mes inquiétudes à personne : Ce ne serait qu’un fardeau que je ferais peser inutilement sur leurs épaules. Concernant Sablier, une fois, j’ai failli toucher au but : En effet, j’ai mis la main sur l’un des précieux souvenirs d’Alice, dans l’antre du chat de Cheshire. Malheureusement, ce rat d’égout de Vincent Nightray, mon pire ennemi à ce jour, m’a contraint à le détruire, en échange de la vie de Sharon. Je crois qu’elle m’en veut encore un peu de l’avoir choisie, mais que diable étais-je censé faire ?

A sa sortie de l’Abysse, Sharon et moi avons recueilli Oz, qui se plait à me considérer comme son « ami », même si j’ai vraiment du mal avec ce genre de marques d’affection. Se lancer à la poursuite des souvenirs d’Alice avec ce foutu garnement m’a quelques fois mis dans de sacrées galères, mais je dois avouer que ce fut plutôt divertissant. ♪ A force de croiser le fer avec les Baskerville, j’ai commencé à y voir de moins en moins clair, et aujourd’hui, force est de constater que je n’y vois plus rien du tout. J’ai longuement hésité à mettre Sharon au courant, mais finalement, le faire m’a permis de réaliser qu’elle était devenue une femme forte, et non pas l’éternelle enfant que je voyais en elle.

Nos dernières mésaventures remontent à la cérémonie de passage à l’âge adulte d’Oz, au manoir de ce maudit Isla Yura. De nombreux mensonges ont été révélés, et beaucoup de vérités que peu d’entre nous étaient prêts à entendre ont éclaté au grand jour. Ce soir-là, au cours d’un combat mené d’arrache pieds contre deux membres des Baskerville, j’ai commencé à prendre conscience de ma faiblesse, et grâce à Gilbert (même si ça me coûte de l’avouer, alors ne lui dites pas que je vous l’ai dit), j’ai compris qu’il était peut-être temps que je fasse enfin confiance aux autres. Rien ne dit que je le ferais, mais qui sait ? Le dernier acte reste encore à écrire. ♪





Chains
Physique : Mad Hatter, le chapelier fou, est une Chain sympathique à tous les égards, d’environ deux mètres de haut et l’air aussi inoffensif qu’un Reim en colère ! ♪
Connaissez-vous ce compte pour enfant, Alice au Pays des Merveilles ? Si oui, vous pourrez vous faire une idée de ce à quoi ressemble mon chapelier. Un charmant personnage, coiffé d’un haut de forme assez imposant, et drapé dans une cape noir de jais. Lorsque je fais appel à son pouvoir, son unique œil, rouge, comme le mien (décidemment, ce que le hasard fait bien les choses !), s’illumine d’une couleur écarlate tout à fait exquise, ce qui lui donne un air passablement effrayant. Autour de son cou s’enroulent deux lourdes chaines, rappelant son appartenance à l’Abysse. Et bien sur, comme toute créature issue de ces ténèbres, un brouillard obscur l’enveloppe dès qu’il se manifeste. Ah, vous ne pouvez pas savoir à quel point j’aime voir la tête que rient mes adversaires, quand ils réalisent à quel point il est dangereux ! ♪

Histoire : Ahlala, rien de bien passionnant ! J’ai passé un contrat légal avec le Chapelier dans le cadre de mon admission à Pandora, après avoir obtenu l’autorisation de Lady Shelly d’enquêter sur la tragédie de Sablier, point ô combien sensible de notre histoire ♪ Certains ne semblent d’ailleurs pas voir ma détermination d’un très bon œil, comme ce rat d’égout de Vincent Night… Vous dites ? Ah, oui, je m’égare. Quoi que, concernant ce cher Vincent, il a été l’un des rares bénéficiaires du pouvoir de Mad Hatter : ce sale rat m’a contraint à détruire l’un des souvenirs d’Alice, la vérité sur la tragédie de Sablier. Car tel est le pouvoir de ma Chain : anéantir tout ce qui a un lien avec l’Abysse, que ce soit Chains, objets ou quoi que ce soit d’autre.
Mis à part ça, ayant obtenu les pouvoirs de Mad Hatter, j’ai donc obtenu tout les désagréments qui vont avec : j’ai arrêté de vieillir, en apparence tout du moins, je perds connaissance dès que j’utilise trop de sa puissance, ce qui, au milieu d’un champ de bataille, n’est pas vraiment pratique … Et, plus récemment, cerise sur le gâteau : Me voila devenu aveugle ♪ J’ai bien tenté de le cacher, mais Reim et le sale petit blondinet sont décidemment un brin trop perspicaces pour moi.


Test RP
La journée avait bien commencé. Break avait ouvert les yeux (en pure perte, certes) d’excellente humeur, avait posé Emily sur son épaule et avait entreprit de quitter le QG de Pandora sans tomber sur qui que ce soit, ce qui, à l’heure de la pause déjeuner, s’avérait être une tâche relativement ardue. Décidément, la prochaine fois, il penserait à se lever encore plus tard.

Il rasait donc les murs des quartiers de l’organisation, avec toute la discrétion dont il était capable, c'est-à-dire pas grand-chose. La veille, il était censé écouler la paperasse en retard qu’il avait accumulé ses six derniers mois, que dis-je, ces six dernières années. Force était de constater que, même avec toute la meilleure volonté du monde, il s’était endormi sur la pile de dossiers en même pas cinq minutes.

Le problème était venu, comme d’habitude, de cet enquiquineur de Reim, qui l’avait abordé la veille, en fin de journée, alors qu’il s’apprêtait à s’enfuir loin, très loin des corvées administratives, et lui avait collé une pile pharaonique de dossiers « en attente ». Break avait beau adorer Reim, il fallait avouer qu’au niveau de la paperasse, il avait tendance à être … terriblement rabat-joie. Qu’ils attendent un an de plus ou un an de moins, ces dossiers, qu’est-ce que ça pouvait bien changer ?
L’intérêt de la paperasse avait toujours échappé à Break. Pourquoi remplir des lignes quand on peut manger des sucreries, enquiquiner des petits Bezarius ou martyriser des têtes d’algues ? C’était vraiment vouloir de faire du mal. Et Reim, à cet égard, était complètement masochiste.

Enfin bref. Ladite pile de dossiers n’avait donc pas diminué d’un seul millimètre, et Reim allait sûrement être très très en colère quand il l’apprendrait. Alors, il avait trouvé la meilleure alternative : la fuite. ♪ Et il s’apprêtait à réussir son coup, ayant en vue les portes principales du Manoir, et donc la sortie en ligne de mire, quand une main s’était refermée sur son épaule, brisant d’un seul coup ses rêves, ses espoirs, toute son existence et … non, j’exagère peut-être un peu.

Ledit Reim l’avait donc sermonné pendant dix bonnes minutes sur l’importance d’accomplir son travail, sur les répercussions de son manquement à ses obligations et tout plein d’autres choses pas passionnantes du tout, ce à quoi Break avait répondu qu’il était son meilleur ami et n’était pas censé lui vouloir autant de mal. Les discussions tournaient souvent comme ça, entre eux.

- Ahlala, je vous jure, quel rabat …

Avisant le regard noir que Reim lui lançait par-dessus l’épaule, Break se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire, haussa les épaules et reprit son chemin vers sa prison … que dis-je, vers son bureau.

- C’est pas moi, c’est elle ! N’est-ce pas, Emily ? ♪


and Me.
Et le vrai toi?
  • Pseudo: Blondie. (comprendra qui pourra ♥)
  • Âge: 15 printemps.
  • Pays/Ville: France, Marseille. (et avec l'accent s'il vous plaît ♪)
  • Mangas préférés: Pandora Hearts évidemment, Katekyo Hitman Reborn, Black Butler, Karneval.
  • Animes préférés: Guilty Crown, No.6, Mirai Nikki, Kuroko no Basket, Durarara, etc.
  • Comment avez-vous connu le forum?: Par Eliot. (qui a du le connaître par PHA, j'imagine) Choisir un personnage fut le dilemme le plus cruel de notre existence.
  • Et vous en dites quoi?: C'est tout beau tout joli ♪
  • Votre personnage préféré?: Break et Vincent.
  • Double compte?: Nope.
  • Code du règlement: Validé par Leo



Dernière édition par Xerxes Break le Mar 2 Oct - 20:06, édité 15 fois
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Invité
MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 16:19

Bienvenue sur le forum !
J'avoue que c'est drôle.. De te voir jouer Break alors que tu joues Vincent sur l'autre forum. X'D
J'espère que tu vas bien t'amuser ici aussi et je te dis bonne chance pour ta fiche !
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Gilbert Nightray
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Date d'inscription : 22/09/2012
MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 16:22

Moi je ne t'appellerais pas Blondie u.u parce que pour moi t'es mon frère point ! Comment peux tu me trahir en jouant cet idiot de Break ici ! ;o; /sbaf/

Sinon bon courage pour la fiche o/
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Invité
MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 16:28

Damned, je pensais que "Blondie" ça n'évoquerai rien à personne. /PAN/
Ahlala j'ai hésité à refaire Vincent (vous me remettez le doute, mécréans :c) mais bon, je laisse quelqu'un d'autre jouer les sadiques. Puis ce serait pas drôle pour Gil d'avoir toujours le même frère. (même si je suis le plus génial de tous, on est d'accord. /PAN/ ♥)

& je ne suis pas un idiot, qu'est-ce que tu racontes, mon enfant ?
& merci ♪ (j'essaierai de pas mettre un mois cette fois-ci. o/)
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Oz Bezarius
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 17:29

Tonton Blondie owo "pan"
Bienvenue parmi nous ! >w<
Bonne chance pour ta fiche
j'adore ton vava ♥
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 17:41

Owiiii. Tu es venue ma Blondie ! ♥
J'aime ton ava omg. Bref bonne chance pour ta fiche. XDD
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 17:42

Blondie ! God of... Si on m'avait dit un jour que Blondie le psychopathe jouerait Blanchie l'autre psychopathe... J'aurais pas cru... xD

Bref, bonne chance pour ta fiche et au plaisir de se recroiser à Sablier ! (Mmh... ou pas --)
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Lun 24 Sep - 17:52

Merci à toi, petit blondinet ! /PAN/ ♥ Je préviendrai pour l'avancement, tout ça tout ça.

& Elly (j'ai failli écrire Gleny, c'est dur la vie), oui, j'ai vaincu le dilemme -ou presque-. XD Merci & puis ... à toi aussi. -sort-

& ... HEATHY. ♥ Enfin Scarlett, du coup. Comment ça, psychopathe ? Et pourquoi tant d'obsession envers mes cheveux ? ;_;
Bon courage à toi aussi, & au plaisir d'aller se faire des fractures ensemble, maintenant que je suis de constitution fragile ! ♪
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Lyria Bezarius
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Mer 3 Oct - 13:17

...ouha o.o "donne sa validation sous le choc et repart se remettre de cette œuvre"
rien a dire...enfin pour ma part owo

Un autre des deux peuvent venir ~
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k} Mer 3 Oct - 14:01

Pour ma part, je n'ai vraiment rien à dire ! C'est une très bonne fiche bien détaillée.
Je te valide donc et je te met ta couleur.
Amuse toi bien parmi nous !
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MessageSujet: Re: Where in the world are you ? ♠ {B r e a k}

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Where in the world are you ? ♠ {B r e a k}

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