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Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle]

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MessageSujet: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Mer 18 Sep - 17:22

Cui cui, cui cui. C'est presque le seul bruit que les oiseaux savent produire de leur bec, mais c'était largement suffisant pour réveiller plus tôt et plus efficacement qu'un coucou mécanique - sans vouloir offenser ces pauvres bêtes montées sur ressort, cela ne voulait certainement pas dire qu'ils étaient parfaitement inutiles en tant que réveil. Mais en tout cas, ils ne tiraient le jeune Reyn du lit qu'une fois sur cinq. Une chance que les pies et autres animaux ailés commencent à chanter tôt le matin, même s'il avait à chaque fois envie de leur jeter des cailloux dessus pour les faire taire au moins il ne se levait que rarement en retard. On dit merci aux braves volatiles qui se levaient avant le soleil tous les jours, parce qu'il faut dire que l'adolescent de 14 ans aimait bien faire la grasse matinée. Ses parents arrivaient bien à le tirer de sous sa couette, mais c'était souvent bien après l'heure à laquelle il aurait dû se lever. Ils commençaient par se préparer pour la journée et ne venaient le voir que s'il n'était pas présent pour le petit déjeuner, c'est à dire peu avant que la boutique n'ouvre, alors s'il voulait arriver à l'heure à l'école le garçon était obligé d'avaler son petit-déjeuner en vitesse – dont il ne pourrait jamais se passer, sans cet apport d'énergie le collégien avait l'impression de dormir toute la journée. C'est qu'être jeune demande de l'énergie.

Mais à part son repas, ce dont il ne se passerait pour rien au monde le matin était la virée aux toilettes qui suivait de peu - parce qu'il faut bien évacuer tout ce qui s'était accumulé pendant la nuit et la matinée ; après etre retourné sans sa chambre pour enfiler son uniforme, le jeune Reyn s'était presque jeté sur les cabinets pour les occuper quelques minutes. Ah que ça faisait du bien, de se sentir plus léger et soulagé d'un poids dans l'estomac... Une sensation qui aide à bien commencer la journée. Des lors qu'il s'était soulagé la journée pouvait commencer, le collégien attrapa son sac et sortit dans l'humidité matinale et le froid mordant de l'hiver, qui le firent resserrer son manteau en frissonnant. Heureusement que l'école n'était pas à l'autre bout de Sablier, sinon ce vent qui se frayait un chemin entre les mailles de ses vêtements aurait raison de lui avant qu'il ne l'atteigne.

Une fois dans l'enceinte de l'établissement, le rouquin retrouva ses amis et prit la direction des salles de classe avec eux. Les heures défilèrent sans qu'il ne les voie passer, pris par les cours donnés par des professeurs plus ou moins intéressants et jeunes - d'ailleurs il se demandait si une causalité n'existait pas entre les deux puisque monsieur Brawk, professeur de langues dont les rares rescapés de sa calvitie ravageuse étaient blancs, lui donnait envie de fermer les yeux et de s'endormir sur son bureau à chaque fois qu'il prenait la parole. Sérieusement, le jeune homme pensait qu'après sa retraite en tant qu'enseignant le grand-père aurait encore de l'avenir en tant que berceur capable de faire dormir même les enfants les plus énergiques. Parmi ses professeurs il y avait aussi Madame Swartz, surnommée madame Règle car elle se servait souvent de cet instrument gradué pour frapper son bureau dans l'espoir de faire taire ses élèves - elle menaçait souvent de frapper leurs doigts la prochaine fois mais restait une femme bien trop gentille pour mettre ses menaces à exécution donc compensait avec des heures de colle. Et puis il fallait citer monsieur Asuka aussi, un homme d'origine étrangère qui parlait tout le jour non-stop, souvent pour évoquer avec humour tout ce qui lui passait par la tête - tout à fait normal, pour un professeur de sport dont tout le monde savait qu'il lui arrivait de se travestir en dehors de l'école.

Mais l'école c'était aussi les récrés, ces petites interludes pendant lesquelles les gamins dépensent au final plus d'énergie que pendant les heures de cours. Étant un gosse plein de fougue, au contact facile et très prompt à faire des bêtises, Reyn avait des amis avec qui s'amuser pendant ces quelques minutes. Dans la cour, les jeux se succédaient au même rythme frénétique que leurs éclats de rire innocents. Ils s’épuisaient à faire les fous, mais passaient un bon moment et étaient toujours déçus d'entendre la cloche sonner, signalant le retour aux classes - pendant lesquelles ils auront du mal à se concentrer immédiatement, encore pleins d'énergie qu'ils étaient. Le brouhaha n'était pas discret, pour le grand malheur du professeur qui les avait juste après la récréation. Mais bien que les enfants aimaient rendre le personnel de l’établissement fou, ils ne jouaient quand même pas avec la nourriture le midi - enfin rarement plutôt.
Sa journée fut donc riche en rires, mais toucha sa fin vers 16 heures. Il resta un peu dans les parages de l'école pour manger un goûter avec quelques camarades, puis prit la direction de son foyer et s'attaqua à ses devoirs qui ne lui prirent pas beaucoup de temps. Le jeune Ashweel était donc en train de lire un livre quand ses parents rentrèrent. Il les entendit vaguement se débarrasser de leurs manteaux et pensa que c'était dommage de devoir s'arrêter de lire quand on était autant pris par le récit, mais se résigna à finir son paragraphe en vitesse puis à descendre entendre ce que ses parents voulaient lui dire.

-Nous mangeons chez les Hollystone ce soir. Et nous en profiterons pour faire la connaissance de leur fille.

Son père avait les joues encore rougies par le froid mais affichait un large sourire : les Hollystone étaient leurs voisins et leurs amis, il était donc normal que l'idée de partager un repas avec eux le réjouisse. Reyn aussi aimait bien ce couple de gens simples et au cœur sur la main, appréciées par beaucoup de personnes qui trouvaient dommage qu'ils n'aient pas d'enfants car ils feraient de bons parents et étaient contents de savoir qu'ils avaient adopté une jeune fille. Et puis la femme était une véritable cordon bleu, elle et la mère de notre rouquin s'échangeaient souvent des recettes et des astuces - madame Hollystone semblait apprécier que sa voisine cuisine si bien les plats de son pays natal et fasse en sorte qu'une ambiance dépaysante règne dans le foyer à l'aide d'objets rapportés de sa contrée d'origine.

La petite famille se mit en route un peu plus d'une heure après, afin d'arriver avant l'horaire fixée et ainsi aider aux derniers préparatifs. Une fois devant la porte ils toquèrent pour annoncer leur présence et n'eurent pas à attendre bien longtemps avant qu'on ne vienne les accueillir. Ce fut Helena qui leur ouvrit la porte, accompagnée par une voix masculine qui demandait si leurs invités étaient déjà là. Monsieur était visible par-dessus l'épaule de son épouse, dans l’entrebâillement qui projetait une raie lumineuse au milieu de la nuit hivernale. Quand il vit que c'étaient bien les Ashweel il rejoint l'entrée à grandes enjambées alors que la femme leur disait de ne pas rester dans le froid. Quelques poignées de mains plus tard - et de tapotes affectives sur le crâne roux du garçon -, les parents de Reyn et lui furent débarrassés de leurs manteaux et tout le petit groupe se rendit dans le salon, qui faisait aussi office de salle à manger. Là, près de la table, une petite fille aux cheveux bruns coupés en carré se tenait, sage comme une image et d'apparence paisible, gentille ou ce que vous voulez qui soit dans le registre de la gentille gamine, mais certainement pas farouche. En apparence. Le roux devait apprendre à ne pas s'y fier, mais il faut admettre que l'idée qu'on se faisait en la voyant de l'enfant qu'on lui présenta sous le nom de Kyrielle était parfaite - parfaitement trompeuse s'entend.
Comment le jeune homme s'est-il rendu compte de la supercherie ? Oh ce ne fut pas compliqué, en fait on pouvait dire qu'il n'avait étonnamment pas suffit de grand-chose. Tout ce qu'il eut à faire pour réveiller le petit animal sauvage qui sommeillait en la petite qui se tenait un peu a l'écart, fut de l'approcher avec un sourire amical et une main tendue.

-Enchanté Kyrielle ! Je m'appelle Reyn. J'espère qu'on s'entendra bien !

Traduction : "soyons amis !", car il faisait partie de la catégorie de jeunes qui aimaient faire copain-copain avec ceux qu avaient à peu près leur âge, avaient l'air sympa et habitaient dans le pâté de maison. Pauvre naïf qu'il était, il ne savait pas qu'aussi pacifiques puissent être ses intentions, il s'approchait un peu trop de la brunette au goût de cette dernière...


Dernière édition par Reyn Ashweel le Mar 29 Oct - 20:23, édité 1 fois
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Kyrielle Hollystone
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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Mer 2 Oct - 18:20

Cela ne devait pas faire bien longtemps que la jeune fille connaissait le mot « parents ». Et pourtant, c’est aujourd’hui que notre demoiselle pût le penser pour la première fois. Enfin quand je parle d’aujourd’hui, je parle bien sûr de Kyrielle lorsqu’elle avait dix ans. Histoire de se replonger dans son passé un peu mouvementé, pour ne pas dire triste à certain endroit, il faut sans nul doute parler de ce jour. Voilà quelque temps que la petite avait été trouvé par les Hollystone, ces derniers l’ayant trouvé dans la rue lorsqu’elle s’est enfuit de cet horrible endroit, ce brave couple n’avait pas hésité un seul instant à lui tendre la main. La serrer contre eux pour finalement la ramener dans leur modeste demeure. Certes, ce n’était pas le grand luxe, mais on ne manquait pas de grand-chose, c’était en tout cas bien mieux que cet orphelinat miteux il ne faut de toute façon pas en attendre grand-chose de la part d’un organisme qui prend gratuitement les enfants abandonnés à la naissance, d’un côté heureusement qu’il y ait des endroits comme ça ? Pas vraiment certain que la petite le voit du même œil, mais de toute façon elle n’avait pas son mot à dire. Et au final elle n’était pas si mal non ? Elle était logé et nourris, et ces deux gentils personnes lui donnaient beaucoup d’attention. Visiblement, eux désiraient un enfant depuis un moment, mais ne pouvaient en avoir par leurs propres moyen, même si Kyrielle est tout de même plutôt âgée pour une orpheline sans parent, cela ne les avait pas empêché de la sauver d’une mort certaine dans la rue. Réfugié dans sa chambre, il s’avérait en revanche qu’il y ait encore quelques progrès à faire chez elle. Il était en effet très facile de remarquer son côté très sauvage, assez peu bavarde depuis son arrivé, seuls ces deux gens arrivaient à lui faire décrocher des brides de phrases. Les sorties étaient toujours difficile, puisque l’enfant restait collé à eux, refusant de parler aux autres. Même avec les enfants de son âge cela ne passait pas. De temps à autre, il arrivait encore qu’elle cauchemarde le soir et finisse par se réfugier dans les bras de sa mère adoptive. Il faut juste le temps faire son œuvre non.. ?

En tout cas, malgré les jours qui passaient, il était tout simplement impossible de faire aller la petite brune à l’école, disons qu’elle n’était pas bête, elle savait lire, écrire, avoir une certaine logique et réflexion et tout. Mais disons qu’elle n’avait jamais eu droit à des cours ayant un minimum de qualité, mais je vous laisser bien penser que c’était le cadet des soucis de notre enfant… Cette dernière se refusait à rester toute seule en la présence d’autres enfants de son âge, en fait, on pouvait dire que Kyrielle était particulièrement froussarde à cette époque. Semblable d’un côté à ce qu’elle est devenue une fois Chain, un véritable chat sauvage. Mais au lieu de fuit, cette dernière serait plutôt du genre à vous mordre ou autre, alors ne laissez pas trainer vos sales pattes trop près d’elle, c’est à vos risques et périls. Même si elle avait eu la chance d’avoir ce qu’il faut sous la main pour se défendre, elle avait tout de même eut l’audace de tuer un homme en s’acharnant dessus. Eh oui, je vous laisse imaginer que ce n’était pas avec sa taille qu’elle aurait pût porter un coup fatal et mortel… Mais il n’était de toute façon pas question de tuer aujourd’hui, puisqu’une fois de plus, la petite restait enfermée chez elle. Rien de bien anormal jusque-là en somme. Mais disons que le fait que des invités doivent venir changeait un peu le programme habituel de la jeune fille… Mince, cela voulait dire d’autres gens dans la maison ? Pas vraiment des plus heureuses de cette nouvelle, la petite sauvage se mit alors dans un coin, espérant pouvoir rapidement oublier cette information. Hélas, bien rapidement l’heure approchait et le moment tant redouté où quelqu’un se présenta à l’entrée fût arrivé. Sans perdre un seul instant, Kyrielle ne tarda pas à se réfugier près de la table, se tenant à cette dernière, comme si cela suffirait à la protéger. Bien sûr Helena lui demanda de bien vouloir aller voir à la porte les invités avec elle, mais non, elle ne voulait pas. D’apparence pourtant si calme, elle était comme un animal qui préfère regarder dans son coin ce qu’il se passe. Des voix. Que des voix inconnues, enfin sauf celles de ses parents. Un couple et un autre garçon, plus jeune si on juge par son timbre, mais pas moyen, elle ne bougea pas d’un pouce pour aller les voir. Avec un peu de chance on ne la verrait pas et on la laisserait tranquille ? Ah c’est si beau de rêver…

A peine qu’elle c’était mise à penser cela, que voilà quelqu’un qui approche. Calme, observant, mais très méfiante, elle ne bougea pas, le regardant approcher. C’est vers elle qu’il allait ou bien ? Mais non, il devait juste passer à côté. Quoique… il se mit à lui parler en l’appelant par son prénom, c’était donc bien à elle qu’il s’adressait. Pourquoi.. ? Pas besoin de venir la voir. Pas besoin… Il s’approchait toujours plus, avec ce sourire, certes pas bien méchant mais ça restait un sourire ! Le vieux souriait aussi à cet instant… Des paroles gentilles, une main tendue. La brune ne répondit pas, mais ne bougeait pas le regardant d’un calme presque affligeant pour une enfant de son âge, disons que c’était une façon pour elle de se maîtriser.. ? Après, ce fût le pas de trop.  Le jugeant trop proche d’elle la gamine n’hésita pas à mordre violement cette main qui lui était tendu. Comme pour signifier ne me touche pas ! Ne lâchant pas la prise de ses dents, on aurait dit soudainement une furie, une bête sauvage qui n’était pas décidé à lâcher sa proie. Sauf que la proie est dans le cas présent un garçon de quatre ans son ainé… Ce petit foutoir attira bien sûr les adultes, la mère adoptive de Kyrielle attrapa la jeune fille en lui demandant assez fermement de le lâcher. Non sans résister quelques instants, elle lâcha pour se réfugier dans les bras de sa mère. Aucun mot n’avait été décroché… La mère berça la petite contre elle, l’éloignant légèrement du pauvre garçon victime de cette hargne.

- Pardon… Elle n’est pas habituée aux étrangers, elle a été trouvé dans la rue, elle refuse de parler aux autres…

Faisant bien comprendre que c’était tout de même problématique cette histoire, qu’elle était agressive plus à cause de son côté défensif bien trop prononcé pour une enfant de son âge. Mais il était tout de même impossible de la laisser mordre n’importe qui, surtout le fils d’ami de toujours, donc des gens de confiance. Non sans la garder contre elle, la mère la fit se tourner vers Reyn, lui disant de dire pardon. Le silence se fit, elle trembla doucement. Aucun mot ni même uns on ne sortit de sa bouche… Le regard bas, ne voulant pas les regarder…

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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Sam 2 Nov - 17:04

Ce n'est pas rare qu'on ne se comporte pas de la même manière avec des inconnus qu'avec des proches. Tout est une question d'affinité, de relation, de confiance, mais aussi d'éducation : on nous apprend dès notre plus jeune âge à conserver une apparence publique respectable que l'on montrera à ceux que nous rencontrerons, mais elle ne concorde pas toujours avec notre vraie personnalité. Nous ne montrons celle-ci qu'à ceux avec qui nous avons passé assez de temps, et petit à petit seulement. La politesse et l'amabilité peuvent constituer un masque pour certains, qui l'utiliseront en société pour se fondre dans la masse. Passer inaperçu et ainsi ne pas créer d'ennui, ou même duper les autres. L'attitude que nous avons envers les autres varie selon l'individu et la personne à laquelle il fait face et peut être le résultat de beaucoup de choses, comme celles citées plus tôt ou encore le vécu : ceux qui sont craintifs envers les inconnus peuvent l'être parce qu'ils sont d'une nature peureuse et que cela déteint sur leur image, ou parce qu'on leur a déjà voulu du mal par le passé. Après tout la confiance est une chose fragile, il suffit souvent d'un événement traumatisant pour ne plus pouvoir l'accorder à ceux que nous connaissons pas – la peur de l'inconnu n'a pas de limites et avoir eu le mauvais aperçu de ce qu'on peut y trouver n'aide en rien.

Le jeune Reyn n'avait pas vraiment l'habitude qu'on le craigne. Faut dire qu'en général peu de gens ont peur d'un gosse de quatorze ans à part les plus jeunes – et encore, ce ne sera que si on leur a donné une raison en général, or il était en général apprécié pour son enthousiasme et était un gentil garçon bien qu'un peu taquin. Pourtant ce jour-là il avait réussi à effrayer la petite Kyrielle, la fille adoptive des voisins qui était de quatre ans sa cadette. En l'approchant le rouquin avait noté qu'elle semblait quelque peu tendue mais avait simplement mis cela sur le compte du stress, ce n'était pas tout le monde qui était à l'aise face aux étrangers ou qui aimait voir de nouvelles têtes à la maison. S'approchant gaiement, il avait tendu le bras en un geste amical tout en se présentant. Allez donc savoir ce qui lui avait tant déplu dans son comportement... Parce que  résultat, il avait fini avec un piranha accroché de toutes ses forces à sa main. Ce mouvement vif par lequel la gamine l'avait saisi avec les dents l'avait tout d'abord surpris, puis une légère douleur provoqua des picotements dans tout son avant-bras. Lâchant un cri de surprise et de douleur mêlés, l'adolescent se mit à s'agiter dans tous les sens pour tenter de la faire lâcher prise, en vain. C'est qu'elle était obstinée, en plus ! Mais qu'est-ce qui lui prenait, bon sang ? Y'avait de quoi porter plainte pour agression là... Même si c'était à éviter, ça le ferait pas trop d'aller raconter qu'il venait de se faire avoir par une petite... Oui non, cela allait rester confidentiel. Bref, pour l'instant, le principal était de se débrouiller pour ne pas perdre une main.

Reyn finit par appeler les quatre adultes qui prenaient leur temps pour papoter dans l'entrée, ils débarquèrent tout de suite après et la mère de son agresseuse réussit à faire reculer cette dernière tandis que son père le saisissait par les épaules pour l'éloigner de cette furie. C'est alors que madame Hollystone s'excusa à la place de sa fille, expliquant qu'elle avait été trouvée récemment dans la rue et n'était pas habituée aux étrangers. Ah ben il voulait bien la croire, elle était tellement mal face aux inconnus qu'elle n'hésitait pas à s'en prendre à eux physiquement et avec plus de force et de ténacité qu'on pourrait en attendre d'une frêle petite fille... Mais le garçon pensa que ce ça ne valait pas la peine de lui en vouloir, tandis que la femme demandait à Kyrielle de demander pardon. On aurait presque pu croire qu'elle ne savait pas parler, puisqu'elle se contenta de regarder ses pieds. Il la regarda un instant en se demandant si elle comptait faire quoi que ce soit – s'effondrer en larmes, ouvrir la bouche pour la première fois depuis son arrivée, retourner dans les jupes de sa maman, se jeter sur lui pour tenter d'achever le boulot, qu'en savait-il – puis, quand il avait la certitude qu'elle n'avait absolument pas l'intention de réagir, décida de prendre les devants. Au sens propre comme au figuré, puisque le fils d'artificier fit quelques pas avant de s'accroupir au sol pour pouvoir la regarder dans les yeux.

-Dis, tu as perdu ta langue ?

C'était bien sorti sur un ton ingénument curieux, mais en fait il voulait juste l'embêter un peu. Eh, fallait bien qu'il se venge d'une manière ou d'une autre pour cet attentat qui avait failli le transformer en manchot et puis, les petites blagues, c'était un bon moyen d'alléger l'atmosphère. Enfin d'habitude tout du moins.
Cela dit Reyn lui adressa un large sourire dont seuls les gamins – les garnements - ont le secret, tout en reprenant la parole.

-Pour une fille tu sais te défendre, on aurait dit une amazone ! Mais je n'allais pas te faire de mal, tu sais ? Je ne sais pas pourquoi tu as peur des inconnus, mais à moi, tu peux me faire confiance.

Une amazone parfaitement, ces légendaires et fières guerrières qui n'éprouvaient aucune tendresse envers les mâles, allant même jusqu'à n'avoir des relations approfondies avec eux juste pour faire perdurer leur culture et laissaient les nourrissons qui n'étaient pas du bon sexe abandonnés à l'orée des forêts. C'était un peu fort comme comparaison, certes, mais l'image était tout de même bien trouvée quelque part.
C'est alors qu'il montra qu'en fait, il était peut-être suicidaire – ou tout simplement idiot : après s'être relevé le roux réitéra l'expérience en tendant la main vers Kyrielle, toujours en signe d'amitié. Un gosse c'est idiot, mais au moins il n'avait pas de mauvaises intentions – au contraire, il voulait devenir son ami. Après, il espérait tout de même qu'elle ne s'en prendrait pas de nouveau à ses doigts comme à des saucisses qu'il faudrait manger.
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Kyrielle Hollystone
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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Jeu 14 Nov - 12:37

Kyrielle venait d’attaquer un gamin, de quatre ans son ainé. Oui ceci est parfaitement normal voyons. Mais que voulez-vous qu’on y fasse ? Vous voulez vraiment frapper cette gamine pour ce manque d’éducation flagrant et l’envoyer dans sa chambre pour la punir ? Bon, il faut avouer que la deuxième partie ne serait pas vraiment une punition pour elle puisque cela lui aurait permis de se cacher des autres sans qu’elle se fasse engueuler par ses parents parce qu’elle est une vrai sauvage. En même temps, ces gens pourtant si bons avec elle, bien qu’elle se montrait bien plus gentille avec eux, ils ne savaient pas ce qui s’était passé, ni même ce qu’elle avait enduré dans la rue avant de se retrouver dans ce doux foyer. Ainsi, ils devaient certainement estimer qu’il lui faudrait du temps pour se remettre de quelque chose qu’ils ignorent. Le simple fait qu’elle soit couverte de sang quand elle avait été trouvée suffisait à expliquer la chose. Une gamine couvertes de bleu et de sang ne lui appartenant pas ce n’est pas commun. Seulement sa petite langue ne semblait pas vouloir se délier pour expliquer ce qu’il s’était passé. Estimant certainement que cela ne servait à rien, même si on dit souvent que les choses qui nous torturent mentalement il vaut mieux en parler pour pouvoir extérioriser ses peurs. Sauf que voilà, la petite brune ne parle pas pour extérioriser. Elle mord les autres dès qu’elle se sent agressée. Et encore, le gamin s’en sortait plutôt bien quand on sait qu’elle avait été capable de prendre une arme de fortune qui lui passait à portée de main pour se défendre. Bon, il faut tout de même avouer que si elle s’était acharnée sur lui avec des ciseaux juste parce qu’il voulait lui serrer la main en souriant, il aurait été difficile pour la gamine de ne pas se faire enfermer pour folie… Ainsi, elle se contenta de mordre à la place de « ne me touche pas ». Ca va c’est gentil non ? Comment ça toujours pas convaincu…

Bon, disons que la mère s’était excusée à sa place non ? Même si elle désirait voir sa fille en faire de même, mais pas moyen. La gamin avait le regard planté sur le sol et ne semblait pas vouloir se défaire de cette vue. Ni même vouloir émettre le moindre son. Laissant sa pauvre mère devoir se justifier devant l’enfant et les parents. En même temps, il faut tenter d’expliquer qu’on sait que quelque chose lui a fait du mal mais qu’on ne sait pas quoi ? Un peu dur, c’est Kyrielle la mieux renseignée dans tout ça, qui pourrait certainement le mieux justifier son geste, mais hélas elle semblait jusqu’à présent muette. A quoi s’attendait-elle ? Eh bien à pas mal de chose, à ce que le gamin réagisse mal et décide de garder une distance entre elle, à ce qu’on lui fasse la moral quelque chose du genre mais non. Puisque le gamin s’approche à nouveau d’elle. Vivement elle fit un pas un arrière. Ou plutôt sa mère derrière elle l’empêcha de reculer, relevant donc au final juste la tête vers lui. Qu’est-ce qu’il voulait ? Lui rendre la pareil ? Tendue, elle garda cependant son sang-froid et le silence. Reyn se pencha à son niveau pour la regarder dans les yeux et lui demander si elle avait perdu sa langue, sur un ton qui ressemblait à de la blague… Regardant alternativement les pieds et les yeux du garçon. Elle passa ses petits doigts sur sa propre bouche. Non… ça langue était toujours là. D’ailleurs pour preuve elle la tira. Comme pour dire « tu dis n’importe quoi ! ». Déglutissant, elle reposa ensuite son regard sur ses pieds. Décidément, un rien la faisait stressé, il n’avait pas mâché son travail le directeur si son objectif était de traumatiser les enfants.

Au final un sourire. Se voulant certainement rassurant, qui eut alors pour effet d’au moins lui faire à nouveau relever les yeux vers son visage toujours mis de façon à ce qu’elle puisse le regarder dans lever la tête, puisqu’il était plus grand qu’elle logique. Il se mit à la comparer aux Amazones. Les guerrières ? Enfin voilà, qu’en gros elle était capable de plutôt bien se défendre pour un gabarit et une fille, mais qu’elle n’avait pas à avoir peur de lui. Il ne savait rien… Elle resta cependant quelques instants à le regarder comme ça en silence. Ne sachant trop si elle devait à nouveau l’attaquer ou bien partir en courant se cacher derrière les jambes de sa mère. Lui offrant ainsi une certaine protection même si c’est juste dans sa tête. Quand on est enfant on voit les choses différemment après tout. Jouant distraitement avec ses doigts. Elle finit par s’éloigner sans dire mot. Se dirigeant alors dans le salon juste à côté, quittant la cuisine où tout le monde était actuellement rassemblé du coup. Retrouvant sa peluche favorite qui trônait sur le canapé, la demoiselle s’en saisit pour la serrer contre elle. Ça représentait bêtement un cheval, mais elle ne la quittait pas depuis que ses parents l’avaient offert. Bon elle ne se la baladait pas partout hein, mais disons qu’elle aimait bien la balader dans sa maison, comme si cette peluche était le petit être à qui elle osait se confier le soir en parlant… Revenant vers Reyn en serrant son bien, elle finit par lui tendre la patte du cheval, un peu comme lui plus tôt lui avait tendu la main pour la serrer. Si on regardait la jeune fille, on aurait dit qu’il lui fallait tout l’effort du monde pour faire ce qu’elle allait faire. Avec quelques tentatives muettes avant, des grimaces, des regards qui dévient avant de finalement lâcher un seul et unique mot. Doucement de sa voix douce et brisée. Comme un murmure au final.

- Kyrielle.

Comme si le simple fait de parler et de dire son prénom, la rendrait vulnérable et ferait d’elle une victime facile. Et pourtant elle avait fait l’effort non ? Elle parlait à ses parents parce qu’elle leur faisait confiance, mais cela s’arrêtait là. Elle n’arrivait pas à donner sa confiance aux autres enfants… A côté les parents expliquaient à ceux du garçon qu’elle avait été trouvée dans une sale état dans la rue et que rien n’avait été fait dans l’ordre, mais qu’ils ne pouvaient pas la laisser là. Bien que la prise en main soit plus difficile qu’un gamin qu’on aura vu plusieurs fois dans un orphelinat en pleine forme.

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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Jeu 12 Déc - 18:48

Peut-être bien que Reyn aurait pu en vouloir à Kyrielle de s'être montrée aussi violente avec lui. Seulement, il préférait se dire qu'elle n'avait pas vraiment à lui arracher la moitié de la main. Elle devait simplement être du genre à ne pas aimer l'inconnu – ou les inconnus – et il s'était quand même beaucoup rapproché en voulant la saluer. N'empêche, la petite pouvait se montrer bien agressive, on pourrait même dire sauvage, comme une bête... Oui bon c'était un peu méchant de dire ça, elle était certainement bien élevée mais très craintive – et en plus ce n'était pas l'adolescent qui allait pousser la comparaison jusque là, lui préférait réfléchir à ce qu'il allait manger au prochain goûter, à quel jeu jouer lors de la récré ou encore quelle farce faire et à qui. Après il espérait bien que la demoiselle allait se calmer, parce que se faire mordre une nouvelle fois, non merci. Mais pour obtenir d'elle une trêve, le mieux restait encore de la mettre en confiance non ? Et sa technique favorite pour cela – mais aussi l'une des seules si ce n'est l'unique qu'il connaissait – était de taquiner, d'où la blague de la langue perdue. S'il aurait pu trouver mieux ? Oh très probablement, mais son humour était celui d'un gosse de 14 ans hein, fallait pas trop lui en demander. Mais on pouvait dire que ça avait eu son petit effet, puisque sa jeune voisine réagit d'une manière qui collait parfaitement avec son âge et était bien plus mignonne que sa tentative de se servir de sa main en tant que moule où laisser son empreinte dentaire.

Après avoir ri un peu, Reyn s'était amusé à la comparer à une légendaire guerrière amazone pour finalement lui dire qu'il ne représentait pas une menace. Il se demanda un moment quelle réaction aurait Kyrielle, surtout qu'elle resta un moment sans faire quoi que ce soit d'autre que le regarder avec hésitation. Quand elle bougea soudainement le rouquin ressentit l'espace d'une milliseconde de la peur pour ses doigts, puis se sentit pris au dépourvu en la voyant se diriger vers la sortie de la pièce : il avait dit quelque chose qui ne fallait pas ? Elle était vraiment vexée ? Tout ça lui avait coupé l'appétit ? La brune ne voulait pas rester avec lui, ne l'aimait pas ? Le garçon eut le temps de faire trois pas avant qu'elle ne disparaisse dans le couloir et son visage exprimait toute son incompréhension. Sa mère vint poser une main rassurante sur son épaule alors qu'il fixait vainement l'endroit par où elle était passé.
Quand Kyrielle revint dans le salon le collégien fut quelque peu soulagé. Mais... Que tenait-elle entre ses bras ? Une peluche en forme de cheval ? L'un de ses sourcils se leva dubitativement pendant qu'elle le rejoignait, puis ce furent les deux qui s'arquèrent sous l'effet de la surprise quand, après une longue série de grimaces en tout genre accompagnées de tentatives peu fructueuses qui montraient malgré toute sa bonne volonté à quel point tout cela n'était nouveau pour elle, l'enfant adoptée lui tendit la patte de sa peluche comme pour lui serrer la mince tout en murmurant son prénom.

Cela le réjouit. Il avait l'impression d'être un grand privilégié et, en plus, le geste de Kyrielle signifiait qu'elle l'acceptait finalement. Un large sourire illuminant sa jeune bouille, Reyn attrapa le cheval par la patte et l'agita vivement.

-C'est mignon ! Mais un jour, j'arriverai à te faire sourire.

Oui, quand on est gosse on se fixe souvent des objectifs idiots... M'enfin, c'était adorable non ?
C'est alors que le père Ashweel les rejoint, posant une main sur chacun de nos protagonistes.

-Allez, c'est l'heure de manger.

Portant un regard circulaire, le roux se rendit compte que les quatre adultes les regardaient depuis tout à l'heure et souriaient avec douceur désormais. Cela le fit rougir un peu, mais l'idée de se remplir l'estomac prit finalement le dessus et il se tourna vers son amie pour lui faire un signe de tête indiquant la table. Chacun prit sa place et souhaita un bon appétit avant d'entamer son assiette. La cuisine s'avéra encore meilleure que ce à quoi Reyn s'était attendu. Pendant le repas, il jeta des regards et quelques sourires à Kyrielle comme pour tenter de communiquer avec elle par cet intermédiaire - et aussi parce qu'il voulait voir si elle était à l'aise.
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Kyrielle Hollystone
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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Jeu 2 Jan - 22:34

Quand on est enfant on a souvent tendance à voir les choses différemment, tout parait toujours plus grand voir même effrayant. Il n’était pas rare de voir des enfants plus trouillards que d’autres d’avoir peur de l’inconnu, ou même d’être intimité devant les adultes. C’est vrai quoi, c’est grand ces trucs là, ça vous regarde de haut, souvent ça peut vous porter même si vous n’en avez pas envie. Mais au fond, lorsqu’on est intimidé cela disparait assez rapidement, et on prend de l’assurance pour redevenir le petit enfant espiègle. Mais le cas de Kyrielle est un peu à part. On pourrait facilement la traiter de peureuse, et encore c’est peu dire. La différence est qu’elle n’hésitera pas à vous attaquer, comme ce pauvre Reyn avait pût le remarquer avec sa main. En même temps sa peur n’a rien d’abusée, une petite fille qui a failli être abusée par un adulte, comment faire confiances aux gens plus âgés que soit ? Bien sûr, vous me diriez que tout le monde n’était pas comme se salopard et encore heureux, qu’il y a des personnes comme sa famille adoptive, les Hollystone sont très gentils, bien que la petite fille semble bien plus ouverte à sa mère d’adoption qu’à son père. Personne ne sait pour elle, l’enfant avait préférée se renfermer sur elle plutôt que de raconter ce qu’il s’était passé. La vie n’était pas forcément simple pour cette petite famille, mais très franchement si elle était plus bavarde elle vous dirait qu’elle était bien ici. Même si une intrusion dans leur domaine perturba un peu son programme, c’est qui ce garçon-là ? Ce Reyn qui ne veut pas la laisser tranquille ? Pourtant, son sourire et cette main tendue vers elle intriguait la jeune fille, bien que lui tirer des paroles était dur. Elle ne pût que lâcher son prénom, utilisant sa peluche favorite pour faire une barrière entre elle et lui. Prudence est mère de sûreté hein. Même si ses parents ne la laisseraient pas en danger, oh non… Enfin normalement ? Serrant un peu plus sa peluche contre elle, la demoiselle fût finalement sortir de ses pensées par une voix non familière qui l’a fit sursauter qui lui indiqua qu’il était l’heure de manger. Hésitant un instant elle posa cependant sa peluche sur le canapé avant de rejoindre sa mère, ayant pris soin de se mettre entre ses deux parents comme pour éviter de se retrouver à côté d’un de ses étrangers. Viande, petits pois, carotte, ainsi qu’une bonne sauce faite maison. Ce n’était pas le grand luxe, mais cela avait au moins le mérite d’être bon. Silencieuse, le regard braqué sur la table bien que de temps en temps son regard se leva vers celui de Reyn, avant de rapidement le baisser à nouveau en se rendant compte qu’il la regardait.

Préférant s’occuper de son repas, la demoiselle semblait vivement intéressée par la viande, chose qu’elle ne tarda pas à attaquer une fois dans son assiette, ne se préoccupant plus vraiment de ce qui l’entourait. Après tous les discussions de grands de la regardait pas. Une fois son morceau engloutit, elle tapota les petits pois, avant de les pousser d’un bord à l’autre de l’assiette. Soudainement, comme si le jeu était évident, elle lança quelques regards furtifs autours d’elle, comme le ferait une enfant en train de faire une bêtise qui vérifiait qu’on ne la regardait pas. Avant d’envoyer ni vu ni connu un petit rond vert sur la personne en face d’elle c’est-à-dire le deuxième plus jeune à cette table. La tête toujours sur son assiette pour faire style ce n’est pas moi, elle recommença jusqu’à ce que son père hausse le ton pour lui dire de finir son assiette au lieu de jouer avec la nourriture, surtout que ce n’était pas dans ses habitudes de faire ça. Affichant une tête de victime qu’on accusait, elle baissa la tête. Avant de finalement glisser de sa chaise pour retourner sur le canapé avec sa peluche. Une fois l’enfant éloignée, la femme ne pût que lâcher un reproche à son époux.

- Ça ne se fait pas certes, mais tu devrais la laisser s’exprimer comme elle peut. Elle est déjà bien triste pour une enfant de son âge.

Et les voilà repartit dans des discussions. Dans son coin, la gamine releva la tête lorsque qu’on toqua à la porte. Qui c’était. Encore un inconnu qui entrait chez eux ? Obligeant un de ses parents à se lever pour ouvrir de l’autre côté il y avait, quelqu’un, un marchant qui allait de porte en porte certainement. Mais son apparence… Un Monsieur plutôt âgé, assez costaux. Cela lui rappelait… Non pas lui… Cette grande silhouette effrayante, c’était lui obligé ! Sautant de son canapé pour courir dans la cuisine pour s’accrocher aux genoux de son père. Elle tremblait, totalement tétanisés, des larmes sur le coin de ses yeux menaçant de couler sur ses joues pâles. Surprit par une telle attitude, l’homme souleva l’enfant pour aller la mettre dans sa chambre, demandant alors à Reyn s’il voulait bien y rester avec elle et la calmer. Peut-être qu’une enfant plus jeune, un peu de son âge lui permettrait de plus s’ouvrir ? Que de mystère cette gamine… Une fois posée sous sa couverture, il hésita un instant avant de fermer la porte de sa chambre, les laissant tous les deux, un peu comme deux enfants dans une chambre pour jouer ensemble, sauf que l’un des deux était totalement tétanisé. Laissant de faibles mots s’échapper de ses lèvres.

- Pas lui…. Pas… Méchant…. Venu…. Pour moi…

Un peu comme un murmure… Quel traumatisme encore fraichement ancré dans sa mémoire…

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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Lun 27 Jan - 14:54

Il faut un début à tout, qu'on dit. Ce commencement peut être aussi bien positif que négatif, sans que la suite suive la même tendance pour autant. Tout dépendait du caractère, du comportement de chacun et de comment l'autre les interprétait. Dans le cas de Kyrielle et Reyn, le début n'avait rien eu d'enviable : on connaît des manières plus agréables et moins douloureuses qu'une belle morsure à la main de saluer une personne qu'on rencontre pour la première fois. Mais si Kyrielle s'était montrée quelque peu agressive – voir sauvage – alors qu'ils ne se connaissaient pas, Reyn lui tenta juste de se comporter naturellement et de la détendre un peu. Et dire que s'il avait eu environ dix ans et quelques pouvoirs en plus, ce serait passé pour un affront à ses yeux pour lequel elle aurait mérité un bon bûcher... On peut dire qu'il a bien changé, pour passer du gentil garçon peut-être trop farceur au pyromane sadique de premier plan. Mais au final heureusement qu'il n'avait pas déjà sa future personnalité quand il a rencontré la demoiselle, non ? Sinon ils n'auraient eu aucune chance de bien s'entendre, alors que là tout semblait possible. Hé, elle lui avait quand même ramené sa peluche pour lui serrer la patte indirectement ! Cela devait bien vouloir dire que la demoiselle essayait de lui faire confiance, n'est-ce pas ? Entre ça et les marques de dents sur sa main, il y avait eu un progrès rapide. Autant dire que le garnement était assez content, son cœur s'était gonflé de joie et de fierté.

N'empêche, avec le comportement de Kyrielle jusqu'ici – sa timidité lui donnait l'apparence d'une petite fille sage –, Reyn ne s'attendait pas à recevoir des petits pois pendant le repas. Le premier arriva alors qu'il était penché sur son assiette, il ne comprit pas tout de suite d'où venait le pois qui se rajouta aux siens ni celui qui arriva sur son front, jusqu'à ce qu'il relève la tête pile au moment où la brunette en envoyait un troisième avant de baisser la tête comme pour faire croire qu'elle n'y était pour rien, que ce n'était pas elle. Ah, elle cachait bien son jeu ! Qui aurait cru qu'elle était du genre à jouer avec la nourriture ? À moins qu'elle ait juste envie de l'embêter... Si c'était bien cela, il se voyait dans l'obligation de riposter voyons. Bon, c'était aussi et surtout parce que l'adolescent ne ratait jamais une occasion de jouer ou de faire le pitre, un gosse reste un gosse quitte à oublier les bonnes manières hein.
Voilà donc les deux jeunes en train de faire voler de petites boules vertes par-dessus la table, sans s'intéresser à leurs assiettes qui refroidissaient. Le sourire du rouquin s'agrandissait petit à petit, il s'amusait de plus en plus, c'était vraiment une bonne surprise de voir que la petite fille savait s'amuser ainsi et était assez obstinée pour ne pas s'arrêter de si tôt. Mais Reyn n'avait pas dit son dernier mot, il était sur le point de passer à la vitesse supérieure en envoyant une fourchetée de purée sur elle quand soudain le père Hollystone réprimanda la plus jeune. Le collégien n'était pas personnellement visé par ce reproche, mais étant donné qu'il se livrait exactement au même manège qu'elle, il eut l'impression que c'était aussi valable pour lui, ce qui le fit rentrer la tête dans les épaules et s'intéresser au dîner plutôt qu'à continuer à faire n'importe quoi. En plus, grâce à cette intervention, ses propres parents avaient sans doute remarqué que lui aussi jouait avec la nourriture et l'auraient aussi remis à sa place s'il avait insisté.

Cela dit, Kyrielle n'avait soit pas l'habitude d'être réprimandée, soit n'appréciait vraiment pas cela s'il en jugeait par sa réaction : elle lui donna l'impression de bouder, avant de sortir de table pour s'installer sur le canapé en prenant sa peluche dans ses bras. Reyn la regarda faire en étant un peu triste pour elle, mais ne dit rien – les enfants n'osaient souvent pas s'exprimer dans ce genre de situation.
Par la suite, alors que les quatre adultes parlaient de tout et de rien, quelques coups secs portés à la porte se firent entendre, attirant l'attention de tout un chacun. Les deux époux Hollystone se concertèrent un instant du regard : ils n'attendaient plus personne, alors qui est-ce que cela pouvait bien être ? Quoi qu'il en soit, Elena se leva la première pour aller ouvrir à un inconnu, un homme plutôt fort et aux cheveux grisonnants qui faisait de la vente en porte à porte. Il n'avait pas l'air bien méchant, mais allez savoir pourquoi, en le voyant, la brune se précipita vers les jambes de son père pour s'y agripper de toutes ses forces, menaçant de le faire tomber – on aurait dit un poulpe. Cela surprit tout le monde, surtout que la gamine semblait terrorisée à un point tel qu'on aurait pu croire qu'elle allait fondre en larmes d'un instant à l'autre.
En voyant cela, le père décida de la mettre au lit et lui demanda de l'accompagner pour rester avec elle, en espérant qu'avoir quelqu'un à ses côtés – et de son âge – l'aiderait à se calmer. Le fils Ashweel acquiesça rapidement avant de le suivre sans dire un mot jusqu'à ce que l'homme ne lui donne un siège avant de les laisser seuls et qu'il ne porte son regard vers la brune, qui était toute tremblante. Comme une traumatisée.

Et face à cela, il en savait absolument pas quoi faire. Le jeune Reyn était complètement désemparé, il avait envie de l'aider mais il ne savait pas comment. C'était gênant, comme situation.
Finalement, Kyrielle prononça quelques mots qui l'intriguèrent. Le vieux monsieur, venu pour elle ? Mais qu'est-ce que cela signifiait ? En tout cas, c'était désormais sûr : c'était bien à cause de l'homme qu'elle était aussi terrifiée. Il ne comprenait pas tout, mais se pencha en avant pour caresser le crâne de la demoiselle après avoir hésité un instant.

-Calmes-toi, il ne te fera aucun mal. Tes parents ne le laisseront pas rentrer et, si jamais il venait ici, je te protégerais. Personne ne s'en prendra à toi, tu verras.

Décidément on ne doute de rien, quand on est jeune, pas même de notre capacité à protéger les autres face à quelqu'un de bien plus grand et bien plus fort que nous. Et c'est encore pire chez les garçons, qui se sentent l'âme d'un chevalier dans sa resplendissante armure dont le rôle est de protéger les demoiselles en détresse en ayant l'air cool.
Cela dit, il se lança quand même pour la questionner.

-Tu connais ce monsieur ? Qui est-ce, et qu'est-ce qu'il a fait ?

Parce que si jamais c'était vraiment un sale type, mieux valait que tout le monde soit au courant. Et puis, ça l'intriguait de savoir ce qu'il arrivait exactement à kyrielle.
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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Mar 18 Fév - 20:37

Un enfant à tendance à avoir peur pour rien ? De voir les choses en grands et donc de façon différentes ? Moui, c'est du moins ce qu'on peut se dire. Après tout, il n'est pas rare de voir un enfant ne pas vouloir s'éloigner de ses parents parce qu'il a peur de se perdre ou parce que le grand monsieur là bas à une tête qui selon lui fait peur. Mais peut-on réellement qualifier les peurs de Kyrielle comme peur d'enfants ? Pas sûr. Il doit bien il y avoir des femmes ayant les même craintes qu'elle à peu de choses différentes hein. Des femmes abusés par la gentes masculine, cela existe malheureusement. Mais comment deviner ce que ressent cette enfant si elle ne parle jamais de ce qu'elle a vécu, de ce qui l'a tant effrayée ? Même les deux gentilles personnes qui se sont occupés d'elle depuis sa sortie de cet endroit ne savent pas. C'est pas faute d'avoir tenté de lui tirer les vers du nez, car bon, une enfant couverte de sang, ce n'est pas non plus commun hein. Mais enfermé dans son mutisme, elle préférait ne rien dire, comme si on allait la frapper et la ramener là-bas si elle avouait tout. Qu'elle avait tué un homme parce que ce dernier voulait abuser d'elle comme il avait pût le faire avec d'autre fille de son âge. Comme ils le disaient souvent là-bas, s'ils sont encore en vie, c'est grâce à eux, ils leurs doivent le respect non ? Moui, pas sûre qu'on puisse dire ça, mais que voulez-vous qu'on dise quand on est que des enfants sans parents et pour l'instant sans aucun avenir sûr ? Il fallait espérer l'adoption pour sortir de cet endroit de malade. Mais vu que beaucoup d'enfant son envoyés ici de façon gratuite, il ne faut pas forcément s'attendre aux meilleures conditions de vie. On va dire qu'au moins ils étaient au chaud ? Mouais. Kyrielle ne serait pas celle qui vous affirmera qu'elle était mieux logé là-bas qu'ici, avec sa petite chambre rien que pour elle, des parents qui font de la nourriture avec amour et lui achète de temps en temps un nouveau jouet ou alors une nouvelle peluche.

Mais aujourd'hui, il n'était pas question de peluche ou autre, elle avait avec elle non pas un ami inanimé comme souvent mais un jeune garçon un peu plus âgé qu'elle, mais de si peu... Au début elle restait loin de lui, méfiante envers cet inconnu qui avait débarqué comme ça chez elle. Mais bon, il n'était pas bien méchant, du moins il ne lui semblait pas l'être. Il était un jeune garçon, il aurait très bien pût être avec elle dans cet orphelinat après tout, sa confiance est bien plus difficile à obtenir encore quand on est adulte. Cachée sous sa couverture en tremblant comme une feuille, elle se rendit compte que son animal en peluche n'était pas avec elle, qu'elle l'avait laissé tombé dans le salon. Avec cet homme, pauvre de lui, il faut aller le chercher... Mais surtout elle le voyait comme un soutient... Moral et physique, au lieu de ça elle resta ainsi, comme si cette simple couverture pourrait la protéger de tout. Une main sur sa tête la fit sursauter, et relever les yeux vers le jeune roux. Il tentait de comprendre ce qu'il se passait, affirmant à la jeune fille que personne ne viendrait lui faire de mal et que lui la protégerait. Mais, arriverait-il à la protéger d'un mort revenu à la vie ? Enfin, c'est certainement idiot dit comme ça, mais persuadé que cet homme est le vieux monsieur qu'elle avait tué en se défendant c'est un espèce de mort-vivant ce type ! Ou un fantôme... Venue terminer ce qu'il voulait faire et se venger, donc pire... ? Tremblant de plus belle, les larmes montant aux yeux rien qu'au questionnement qu'il lui fit, la petite se releva un instant pour se laisser tomber sur le jeune garçon en pleurant, visiblement à bout de nerf. S'agrippant à lui comme le ferait un enfant dans les bras de sa mère s'il a peur de l'orage, elle resta un instant sans répondre, avant de finir épuisée, par sangloter plus doucement et trembler dans ses bras,  toujours enroulée dans sa couverture, elle eut pour première parole une drôle de réaction.

- C-Cheval... J'ai laissé... Ma peluche là-bas...

Bizarre ? Moui, n'oublions pas que c'est une gamine mais en prime un espèce de cas social hein. Cependant, comme si rester seul l'effrayait, elle s'agrippa plus fermement à son vêtement pour qu'il n'ait pas l'idée de se lever pour aller le chercher. Le Monsieur pourrait toujours passer par la fenêtre non... ? Laissez-la délirer. Enfin, non qu'il ne la laisse surtout pas la pauvre... Soufflant doucement, elle finit par se reprendre, du moins à semblait moins au bord d'une nouvelle crise de larme, bien que la peur était toujours parfaitement visiblement dans ses yeux et sa façon de parler. Levant légèrement ses yeux sombre vers ceux de l'aînée, elle reprit, semblant enfin plus enclin à parler. Un point très sensible était touché en même temps. D'une voix tremblante...

- C'est lui... C'est le Monsieur de l'Orphelinat... Il veut me ramener... Il veut se venger parce que je l'ai tué... Je... Il était mort... Il était par terre couvert de sang ça veut dire qu'il est mort hein... ?

Je peux vous assurer que le pauvre homme était mort vidé de son sang, sa gorge ayant été tranché, cela avait été plutôt rapide, heureusement pour la jeune fille tient. Même si c'était un coup du hasard. Se cachant un instant contre lui, pour reprendre son souffle. Elle lâcha, c'était presque effrayant qu'une gamine en pleure comme elle, à l'apparence si innocente qu'elle puisse sortir de telles choses.

- Le ciseau était dans sa gorge... Il ne peut pas être là... Je veux rester avec Papa et Maman...

Que de contrastes en une seule phrase. Une parole digne d'une tueuse pour terminer sur quelque chose d'aussi adorable sur le fait qu'elle voyait en les Hollystone un père et un mère... Bien qu'elle semblait renfermé, elle n'était pas sans cœur hein. Cherchant de façon maladroite à pouvoir s'assroit sur ses genoux pour se blottir en boule contre lui, remplaçant comme elle pouvait le manque de sa peluche en utilisant la couverture, la brune ne bougeait plus. Attendant. Ne réalisant pas que c'était de bien lourd aveux qu'elle venait de balancer à la figure d'un enfant...

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MessageSujet: Re: Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle] Lun 17 Mar - 22:35

On croit souvent que tous les enfants sont purs et innocents, qu'ils n'ont pas encore eu à faire face à la dure réalité de la vie, qu'ils ne savent pas à quel point le monde peut être cruel. Pourtant c'était faux, on pouvait trouver des preuves du contraire – d'ailleurs une personne mal intentionnée était tout à fait capable de s'en prendre aux plus jeunes, après tout ils étaient sans défense. C'était triste à dire mais certains gosses s'étaient déjà cassé les dents sur la pourriture qu'on retrouvait dans l'humanité, avaient vu leurs jeunes années – une période emplie de rêves et d'inconscience – bafouées, salies et brisées par cette noirceur. Ils n'avaient pourtant rien demandé et ne méritaient pas un tel sort, les obliger à grandir et à se salir les mains ainsi que l'esprit aussi tôt était cruel.
Pour le jeune Reyn qui avait vécu normalement avec ses deux parents, les cours et ses amis, concevoir qu'on chercherait à faire du mal à un enfant était quasiment impossible. Il n'avait jamais eu affaire à une pourriture. Mais Kyrielle, aussi jeune qu'elle ait pu être – plus que lui ce qui le rendait incapable d'imaginer qu'on ait déjà pu tenter de lui faire du mal –, avait eu beaucoup moins de chance. Vivre un événement traumatisant alors qu'on a tout juste la dizaine est une excellente raison pour se renfermer et devenir craintive, mais pour que les gens comprennent la raison de notre isolement il faudrait déjà trouver le courage de les mettre au courant de l'épreuve qu'on a traversé.

C'était pour le rouquin de quatorze ans l'occasion pour, mais actuellement il pensait plus à la rassurer qu'autre chose. Enfin sauf quand la petite brune s'était soudainement jetée à son cou, là il avait plutôt pensé à la rattraper avant qu'elle ne se fasse mal.
Elle sanglota un moment, semblant toujours aussi terrorisée, tandis qu'il lui tapotait gentiment le dos. Quand Kyrielle se calma enfin – la fatigue aidant –, ses premières paroles furent pour la pauvre peluche qui était sans doute en train de déprimer dans le salon, délaissée. Reyn serait bien allé la chercher pour elle mais, comme si elle lisait dans ses pensées et voulait l'en dissuader, la jeune fille resserra sa prise autour de son cou. Là il eut un peu l'impression d'être une bouée de sauvetage ou une corde de sécurité, ce qui le dissuada net de tenter de s'écarter pour quelque raison que ce soit. Pourtant ce n'est pas l'envie qui lui manqua quand cette adorable enfant qui évoquait de sa peluche il y avait encore dix secondes lui parlait désormais de meurtre, de vengeance, de sang et de ciseaux plantés dans une gorge. Dit de cette manière on pouvait la croire schizophrène, hein ? En tout cas, à chaque mot qu'elle avait prononcé jusqu'au moment où l'enfant avait évoqué ses parents adoptifs, le fils d'artificier avait perdu un peu de teinte au niveau du visage jusqu'à devenir livide. Il était un peu trop jeune pour comprendre toutes les implications de ses paroles, mais les conclusions logiques qu'il pouvait en tirer suffirent pour rendre son souffle plus court.

Kyrielle était une tueuse ? Impossible... N'est-ce pas ? Pourtant, quelque part, Reyn avait le sentiment qu'elle ne lui mentait pas – elle n'était pas en état pour – et un frisson lui parcourut l'échine, un frisson de crainte.
Tout d'un coup, il l'attrapa par les épaules et l'éloigna en se levant d'un bond. Quand il se rendit compte de la brutalité de son comportement, une pointe de panique monta en lui.

-Oh, pardon ! Je ne voulais pas...

Silence. Il ne voulait pas quoi ? Lui faire du mal ? Certes, mais c'était chose faite malgré tout. L'éloigner ? Pendant une seconde, c'était exactement ce que le jeune Ashweel avait désiré, sinon il n'aurait pas agi ainsi.
Après être resté debout encore un peu il se ressaisit en inspirant profondément, remit sa chaise en place, posa ses mains qui formaient des poings sur ses genoux et regarda la brune avec sérieux (attendez, je prend mon air sérieux -vlan-). Que dire, que faire ? Bon, pour commencer, il lui fallait découvrir la vérité.

-Kyrielle.... Qu'est-ce que tu viens de dire.... ?

Demanda-t-il, hésitant. Au fond, Reyn espérait qu'elle avait simplement divagué ou qu'il avait mal entendu. C'était vraiment dur à croire... Cela dit, il se disait aussi qu'elle n'aurait certainement pas pu tuer quelqu'un sans raison, surtout pas à son âge. Bref, il était un peu perdu.
Les deux enfants restèrent seuls encore deux minutes, puis la mère adoptive de Kyrielle entra après avoir toqué à la porte. Elle semblait inquiète, d'ailleurs elle demanda à la petite comment elle allait.
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Les amazones ne vivent pas toutes recluses dans les bois... [PV jeune Kyrielle]

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