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Un matin au pays des horreurs [pv Vincent]

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Invité
MessageSujet: Un matin au pays des horreurs [pv Vincent] Ven 8 Fév - 12:05

Lacie c'était réveillée tôt dans la matinée. Les ruines n'avaient pas bougé et restaient toujours aussi sombrement et lourdement silencieuse. L'étrange brouillard matinal qui s'étendait devant elle ne faisait qu'accentuer la sensation inquiétante et glauque que dégageait déjà le paysage. Cet endroit respirait les secrets et très certainement pas les secrets bons à connaître. plutôt ce genre de secrets sombre qu'on évite, car ils vous apporteront sans doute tôt au tard des ennuis plus gros que vous. Mais Lacie n'avait jamais été du genre à trop obéir à ce genre d’instinct stupide. De plus, elle ne risquait plus franchement de mourir à présent. Elle songea avec amusement que cela ne revêtait pas la moindre importance pour elle, car déjà du temps de son vivant, la mort avait plus été une compagne qu'un ennemie. Elle la connaissait bien mieux que nombre d'autres gens. Et surtout, elle voulait savoir. Il fallait bien commencer quelque part, elle avait cent ans à rattraper et certainement peu de temps devant elle pour le faire. Difficile alors de savoir par où commencer, tout avait tant changé depuis sa disparition. Elle avait réfléchit un moment, en avait conclu que, si Sablier n'existaient plus, il existait probablement une autre capitale à présent. Elle aurait peut-être une chance d'en apprendre plus là-bas, ne serait-ce que sur la noblesse actuelle et sur l'état général de ce monde stupide.

Elle soupira, passa une main dans sa chevelure, la rejeta en arrière et accéléra un peu le pas. L'air était froid, mais elle continuait malgré tout de se balader en robe légère. Comme quoi, même après un passage dans l'abysse, certaines habitudes restaient coriaces. Cette idée faillit la faire sourire jusqu'à ce qu'elle arrive à un endroit lui rappelant vaguement quelque chose. Elle s'arrêta soudain très calme et silencieuse, tapa légèrement du pied par terre, une veine nerveuse battant à sa tempe, avant de se mettre à gesticuler dans tous les sens en criant à tue-tête sans aucune gêne.

" Mais je suis déjà passé par là! Ce n’est pas possible à la fin, il y a bien moyen de sortir d'ici! Eh ooooh! Il y a quelqu'un ici? C'est par où la sortie?"

Après une minute il fallut se rendre à l'évidence, il n'y avait personne et avec ce brouillard, pas moyen de se repérer correctement. Elle n'allait pas tourner en rond éternellement quand même. Ils auraient tout de même pu mettre des panneaux quelque part non? Elle soupira à nouveau longuement, leva les yeux au ciel et décida de recommencer encore une fois en marchant tout droit. cela s'avéra bien entendu mission impossible avec toutes ces ruines dépareillées, les cul de sac et détours qu'elle se retrouvait toujours à emprunter à un moment où à un autre. Elle s'arrêta quelques minutes plus tard et s'adossa contre un mur. Elle était patiente et tournerait jusqu'à la semaine prochaine s'il le fallait. D'un coup de pied sec et violent, elle écrasa du pied une souris qui passait par là. Ses entrailles giclèrent sur le sol. Lacie sourit. La pluie se mit à tomber, diluant le sang, le laissant couler le long de la rue abandonnée. Elle se releva d'un mouvement gracieux, retira ses chaussure pour les prendre à la main, heureuse de sentir la pluie froide et vivifiante sur sa peau et les cailloux granuleux lui écorchait les pieds. La douleur était salvatrice. Et elle se sentait brutalement en vie, repartie dans l'une de ses ancienne excursion. Si ce brouillard voulait l'amener quelque part, qu'il l'y amène après tout, chaque expérience était bonne à prendre. Elle reprit sa marche, plus attentive cette fois au décors autour d'elle, retrouvant même parfois dans celui-ci des images familière d'une ville qu'elle avait arpentée en tous sens. Tout était détruit mais cela offrait à la ville une beauté nouvelle. C'était un splendide tableau de dévastation. Il manquait juste un peu de sang pour en parfaire les lignes.

C'est peu après que l'odeur de mort la prit à la gorge, précédé d'un sombre pressentiment. Elle aurait reconnu entre toute cette sensation d'horreur. Elle sentait également des traces du pouvoir de l'Abysse. Cela n'était pas vraiment étonnant à bien y réfléchir. Le gouffre s'ouvrait sans grande protection, les chains ne devaient pas manquer et le désespoir était si présent en ce monde que les contrats illégal devaient sans doute être nombreux. Elle éclata d'un rire sombre et méprisant. Il fallait être si naïf pour croire qu'un simple contrat pouvait effacer tous les mots. Un chemin commença à se dessiner devant elle, plus praticable que le reste des ruines. Elle suivit presque inc8nsciemment cette route marquée par l'odeur laissé par les atrocités, comme un enfant aurait suivi les cailloux blanc dans la forêt. Un bâtiment se dessina au loin.

"Drôle de baraque"

Songea t'elle. La bâtiments n'avait pas l'air tout à fait abandonné et semblait étrangement décalé parmi les ruines. Un frisson lui parcourut la colonne. L'endroit dégageait quelque chose d'étrange, un rien lugubre qui la laissait perplexe. Curieuse, elle s'avança jusqu'à une grande porte en bois. Celle-ci lui rappelait un peu les grandes portes du manoir Baskerville. L'endroit devait certainement appartenir à quelqu'un de riche...peut-être même à des nobles? Mais que serait-ils venus faire ici, il ne faisait pas vraiment bon vivre dans les parages. Peut-être des recherches? Méfiante, elle se mit sur la pointe des pieds pour tenter d'apercevoir quelque chose, ou quelqu'un, mais la grisaille du matin l’empêchait de distinguer les choses correctement. Elle se résolut finalement à toquer à la porte.

"Excusez-moi? Il y a quelqu'un ici?"

Sans même attendre une réponse quelconque, elle tenta d'ouvrir la porte. Celle-ci ne bougea pas d'un pouce. Elle aurait pu attendre ou faire demi-tour mais elle ne renonçait pas si facilement et elle n'avait jamais été du genre à attendre qu'on l'autorise à entrer pour le faire. Elle décida donc de partir à la recherche d'un fenêtre pas trop bien fermée. Elle finit par en dénicher une en faisait le tour de la maison. Elle essaye de la forcer en poussant sur le battant. Il ne voulut rien entendre non plus. Agacée, la jeune femme se mit debout à deux pied sur le rebords et appuyant de tout son poids sur le bois. Celui-ci craqua en effet. Mais l'élan la précipita à terre dans un grand bruit de verre fracassé. Au moins, s'il y avait quelqu'un de vivant dans ce manoir, il ne pouvait que l'avoir entendue. C'était très certainement l’intrusion la moins réussit et la moins discrète au monde, mais au moins, elle était rentrée. Elle se releva s'épousseta et regarda la verre pilé au sol avec un air grave.

"Oh...flûte.."

Hm...il ne lui restait plus qu'à trouver comment sortir de là sans transformer ses pieds en passoire.
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Invité
MessageSujet: Re: Un matin au pays des horreurs [pv Vincent] Mar 5 Mar - 1:16

Tôt. Il se réveillait rarement aussi tôt le matin, souvent c’était à Echo de le réveiller. Comme presque à chaque fois qu’il s’endormait. Pourtant, aujourd’hui semblait se distinguer des autres jours et le voilà qui était donc déjà levé malgré l’heure matinale. Il s’habilla lentement, laissant le temps à son esprit d’être bien éveillé. Cette tâche accomplie, il réfléchit un instant à ce qu’il allait pouvoir faire dans la journée ; il restait plutôt libre de ses mouvements bien qu’il soit avidement recherché par les membres de Pandora, peut-être même l’était-il plus encore puisqu’il n’allait nullement besoin de cacher des faits et gestes déplacés. Moins aussi puisqu’il devait tout de même faire attention à ne pas être attrapé. Égalité finalement. Déjà, il ne pouvait plus aller au quartier général de l’organisation, ni au manoir des Nightray -après y être retourné plusieurs fois et s’être fait surprendre, il valait mieux pour lui de ne pas y remettre les pieds-, les deux lieux qu’il côtoyait le plus auparavant. C’est sûr, ses habitudes avaient bien été chamboulées avec toute cette affaire. Enfin, ce qui est fait et fait et il n’en regrette rien, c’est l’essentiel.

Il opta finalement pour aller à l’orphelinat de Fianna. Rien de spécial n’était à accomplir là-bas, mais il n’avait rien de spécifique à faire et se demandait comment se portait l’endroit après la soirée de Yura.
Ce n’était pas ce que l’on pouvait appeler une belle journée. L’air était froid, ce qui lui valut de se couvrir de sa cape pour une autre raison que celle de se cacher. Pas de vent, mais de la pluie et du brouillard. Difficile de distinguer quoi que ce soit à plus d’un mètre. Voilà qui avantageait bien le blond, il ne risquait pas de se faire remarquer au moins. Sa capuche fut tout de même placée sur sa tête dans le but de protéger son visage des gouttes d’eau. Décidément, il ne s’arrêtait jamais de pleuvoir ces derniers temps, il y avait droit à chacune de ses sorties si bien que s’en devenait lassant. Pas qu’il n’aimait pas la pluie, après tout, c’était idiot de se préoccuper autant de la météo.

Ces intempéries passées, il parvint tant bien que mal à atteindre son point de rendez-vous –rendez-vous qu’il s’était fixé seul pour une fois ; pas de filles en vue maintenant qu’il était fugitif. Heureusement qu’il connaissait le chemin, parce qu’avec toute cette brume ce n’était pas facile de se repérer, il devrait certainement attendre qu’elle s’efface un peu avant de repartir. En attendant, il devrait bien trouver de quoi s’occuper dans le bâtiment. À cette pensée, il s’arma de ses ciseaux, espérant trouver quelque chose à découper sur place et ainsi satisfaire son inlassable besoin de se défouler contre ses pauvres morceaux de chiffons et de mousses, qui n’était pas fait pour ce genre d’occupation. Irrécupérable était le mot qui correspondait le mieux au jeune homme. Après tout ce qu’il avait vécu, tout ce qu’il avait fait, il ne pouvait plus faire demi-tour. Il ne le souhaitait pas, de plus. Maintenant, seul Gil comptait et ce, peu importe ce qu’il devait arriver. Le voilà qui s’était de nouveau égaré dans ses pensées. Bon, c’était mieux que de vraiment s’égarer, ce qui aurait été simple avec la basse visibilité que l’on avait dehors.

Une porte se situant à l’arrière lui permit d’entrer sans le moindre problème, elle ne devait pas être suffisamment importante pour que les habitants pensent à la fermer. Surtout qu’à cette heure-ci, les enfants devaient encore dormir, tout comme les surveillants qui y travaillaient. Sans le moindre bruit, il traversa les couloirs, inspectant les lieux. Tout avait l’air d’être comme avant. L’incident datant de quelques jours n’avait donc pas vraiment eu d’impact sur la vie des orphelins, hormis le fait qu’ils ne possèdent plus de Chain. Ce qui annonçait que le Nightray était désormais le seul chasseur de tête encore d’actualité.
Un bruit sourd se fit entendre, cela ressemblait au son produit lorsque l’on toque à une porte. Il était plutôt éloigné, à l’opposé de la partie du bâtiment où il se trouvait, apparemment. S’en suivit quelques paroles à peine audible à cette distance. Vince hésita. S’il allait voir, il prenait le risque de tomber sur quelqu’un du bâtiment, mais il y avait aussi le risque que la personne venant de frapper réveille tout le monde en faisant du bruit et cette solution l’embêtait autant que la première. Finalement, il décida de continuer sa traversé pour voir, tout en gardant ses distances. Il n’eut cependant pas le temps de faire beaucoup de chemin qu’un nouveau bruit retentit. Celui d’une vitre cassée cette fois-ci. Point positif : il savait que l’intrus n’avait pas sa place ici, sinon il n’utiliserait pas de moyen aussi extrême. Point négatif : tout le monde avait dû l’entendre.

Atteignant la pièce d’où était venu le vacarme, il entra prudemment, restant sur ses gardes au cas où il devrait se défendre -une habitude qu’il avait pris ces derniers jours. Quelle fut sa surprise quand il se retrouva face à une jeune femme, qui devait avoir à peu près son âge, encerclée par de nombreux morceaux de verres brisés. Le plus perturbant était son physique. D’abord, il y avait ses yeux, rouges comme du sang. La même couleur que celle de sa pupille droite, qui lui avait posée tant de soucis durant son enfance. Ce n’était pourtant pas ce qui l’avait le plus frappé quand il l’eut vu, mais plutôt l’étonnante ressemblance qu’elle avait avec quelqu’un qu’il avait bien connu. Alice.

-Qui… qui êtes-vous ?

À peine avait-il prononcé cette phrase, que le contractant secoua un peu la tête. Les mots lui avaient échappés. Il était rare qu’il perde ainsi son sang-froid, mais la rencontre l’avait profondément bouleversée sur le coup. C’était comme s’il se retrouvait face à ses cauchemars rien qu’en voyant la brune. Les yeux d’un enfant maudit, la fillette qu’il avait tant détestée. Il ne la connaissait pas, mais déjà son existence lui paraissait détestable.
Toutes ses mauvaises pensées furent bien vite effacées de son esprit, ne serait-ce que pour quelques instants. Il devait se reprendre rapidement. Retrouvant son calme, un sourire apaisant tenta de se pointer sur son visage ne se forçant pas trop pour ne pas paraître faux.

-Excusez-moi. Avez-vous besoin d’aide ?

En y regardant de plus près, elle ne portait pas de chaussures. Pas très pratique quand du verre menace de nous écorcher la peau. Enfin, pas la peine de chercher à savoir pourquoi elle se promenait pieds nus dehors.
De plus, ce n’était pas prudent de perdre du temps dans ce lieux, d’autres adultes risquaient de débarquer, alertés par les bruits.

[Mon dieu, je suis tellement en retard, désolé TT bon, si j'avais quelque chose ne te va pas, n'hésite pas à me mp !]
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